Bois de Violette
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Lorsque j’ai vu que vous aviez consacré un article à Bois de Violette, mon coeur a fait un bond : c’est mon premier Lutens, ma "première fois", le parfum qui m’a fait découvrir la "quatrième dimension" du monde de la parfumerie.
En 1992, j’était en CDD, pas très argentée. Je m’entendais bien avec une jeune femme qui n’avait pas du tout le même train de vie que moi, mais nous avions les mêmes goûts, les mêmes centres d’intérêts. Elle me parle d’une boutique de parfums extraordinaire qui vient d’ouvrir au Palais Royal, dans une ambiance baroque austère digne de la mise en scène de l’opéra de Lully, "Atys". Intriguée, je l’accompagne et je découvre les premiers flacons cloches de Lutens, et parmi eux, "Bois de violette", que mon amie s’est acheté tout de suite. Moi, j’ai attendu un petit moment, de décrocher un CDI, d’être installée et un petit peu plus encore car nous nous fréquentions encore et je ne voulais pas porter le même parfum qu’elle (en attendant j’avais choisi Roses de nuit, puis Ambre Sultan). Vint enfin le jour où Bois de Violette m’a dit : "je suis à toi".
C’est l’illustration parfaite de ce qu’un parfum peut être, un retour à l’enfance (je ne parle pas de bonbons à la violette car je trouve que justement, il évite cet écueil), il me rappelle ma grand-mère paternelle qui était tout en douceur et en discrétion et qui portait Après l’Ondée. En même temps, cette présence du bois de cèdre lui donne de la force, la "force intérieure", un petit côté viril : le mari de cette amie le lui chipait, et je n’ai jamais osé lui dire qu’il lui allait mieux qu’à elle, à un tel point que cela en devenait troublant.
Je trouve moi aussi que Jeux de peau à des réminiscences de Bois de Violette, et c’est peut-être la raison pour laquelle je l’aime autant alors qu’il est souvent décrié. En tout cas, j’en ai toujours un flacon chez moi, j’en m’en impreigne de temps à autre, j’en parfume des signets que je glisse dans mes livres. C’est mon moi, mon histoire secrète, mon intimité.