Le Sens Sentimental
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Un soir d’été en Provence, où l’anis herbacé et la douceur amandée des calissons se fondent dans un sillage solaire, résineux et délicatement gourmand.
il y a 9 heures
Dans " Il fait tuer Birgitt Haas " (1981), Jean Rochefort entre, décidé, dans une boutique(…)
il y a 6 jours
Black Opium me rappel une sacrée nana... Pleine d’énergie, une amazone.
Hors du temps
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Cette notion de « Smellscape » me plait et me parle beaucoup. J’ai remarqué que, bien souvent dans mes recherches d’un parfum, j’étais davantage guidé par le souhait de retrouver une odeur ou une atmosphère qui m’a marqué dans le passé, plutôt que par la volonté de découvrir une création nouvelle. Un voyage dans mes propres souvenirs plutôt que la découverte d’un autre univers. Si bien que parfois, je suis totalement insensible (voire réfractaire) au travail créatif qui peut entourer une matière dans un parfum.
Un exemple : pour moi un parfum au santal doit sentir le santal. Le bois, pur, sec, sans fioritures, tel qu’il persiste depuis si longtemps dans ma mémoire. Alors oui, le travail autour de cette matière sûrement intéressant pour un parfumeur qui va chercher à y projeter sa vision et faire acte de création, mais ce travail ne m’intéresse pas. Moi c’est une émotion très personnelle que je recherche ici, une requête à laquelle il est difficile voire impossible de répondre. Aussi je me cantonne souvent aux solinotes, avec une approche sévère et radicale qui met hors-jeu de nombreuses propositions artistiques : trop sec, trop laiteux, trop épicé, trop cèdre, trop figue...
Ceci dit, j’apprécie beaucoup Bois des Îles de Chanel, santal ultra-sculpté, enrobé, ornementé, détourné. Mais pas pour son interprétation du santal, mais bien parce qu’il se détache totalement du santal naturel de mes souvenirs et devient une abstraction qui parvient à me séduire.