Flowerbomb
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
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Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
En 2005, j’avais quinze ans, j’étais en classe de seconde, et une fille de ma bande de copines (que j’ai un peu perdu de vue), adorait ce parfum. Flowerbomb, ce nom revenait régulièrement dans sa bouche pour désigner cette nouveauté qui la faisait littéralement fantasmer. Elle en parlait comme d’une fragrance absolument révolutionnaire, sublime, originale, à coup de "Ahhh j’adore tellement !". Finalement, quelqu’un le lui a offert pour Noël, et elle ne s’est pas privée pour s’en asperger généreusement tous les matins. L’univers entier semblait alors étouffer dans des odeurs de sucre et de fleurs synthétiques. Mais cela nous paraissait normal, on se disait que le parfum, c’était ça : un sillage nucléaire et sirupeux.
Voilà pour l’anecdote. Depuis, l’odeur de Flowerbomb reste gravée dans ma mémoire olfactive de manière indélébile : je suis capable de le reconnaître entre une infinité d’autres parfums, en une seule seconde, sur l’unique base de ce souvenir. Il me propulse dans les couloirs de mon lycée parisien, devant les salles de classe où nous attendions le professeur en discutant de choses idiotes, un peu fatiguées par la longue journée qui venait de s’écouler. Ce parfum si médiocre, que je trouve franchement mauvais, écoeurant au possible, qui me donne des migraines, reste assimilé à des scènes précises et à une époque déjà ancienne, celle de l’adolescence au quotidien, une période pas toujours exaltante mais par laquelle nous passons tous.
Merci Opium pour cet article :)