Episode 9 - Deuxième Partie : Djedi
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
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Je n’ai pas encore senti la version repesée (grrr, c’est compliqué pour trouver une date de RDV quand on n’est pas sur Paris...), je ne vais donc parler que de celle que je connais, la réédition de 1996, qui possède déjà un beau (et fort) tempérament.
Ce qui me frappe dans "mon" Djedi, c’est ce vétiver surdosé que je sens quasi du début à la fin : un vétiver âpre, sombre, évocateur d’alcool à brûler, idéal pour faire fuir les âmes sensibles. Il est habillé et sublimé par des notes boisées et animales, qui donnent une impression de texture grasse, huileuse et poussiéreuse, tout juste adoucies par un léger nuage poudré qui apparaît une fois que le parfum s’est bien déployé sur la peau et me fait légèrement penser à Rive gauche.
Je trouve le vétiver tellement présent que j’ai un peu de mal à percevoir l’aspect cuiré de Djedi. Quand je l’avais respiré la première fois (en 1997), il m’avait d’ailleurs fait entrevoir une sorte de Vétiver (de Guerlain) poussé dans ses ultimes retranchements et à peine calmé par une petite lueur florale.