Bel-Ami
Signaler un abus
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Baume d’ambre
J’ai porté Bel Ami à sa sortie, le temps d’un flacon, avant de ne le retrouver qu’assez récemment.
Il reste pour moi assez marqué par son époque même si aujourd’hui il a obtenu son statut de Classique (un peu trop méconnu à mon goût). Personnellement je le replace dans ce mouvement des années 80 où dominait encore (dans les ventes) un certain classicisme au rayon masculin des parfumeries. Bien sûr il y avait eu des parfums considérés comme "forts" qui avaient rompu cette tradition comme Azzaro, Kouros... mais c’était toujours sur un mode "macho-macho".
Avec Bel Ami, Derby, Bois Noir (précurseur d’Egoïste), on a affaire à un tournant - en tout cas je l’ai ressenti comme ça à l’époque - qui correspond à l’introduction de notes florales plutôt empruntées au registre féminin, le parti-pris d’un parfum très présent voire ostentatoire (un effet épaulettes), tout en maintenant une distinction sexuée.
Bel Ami et Derby restent pour moi les 2 merveilles de cette catégorie, car composés avec soin, de façon complexe, et transcendant de ce fait les canons d’une époque. Je me souviens les avoir trouvés un peu "vulgaires" à la fin de cette décennie, avant il est vrai de me tourner vers Jicky, Habit Rouge...
J’ai bien sûr totalement révisé ce point de vue depuis !
Bel Ami a probablement été modifiés plusieurs fois ; ce qui est certain, c’est que les versions vintage (dans le flacon shaker) étaient plus marquées oeillet-girofle-épices. La version actuelle que j’aime beaucoup porter me semble plus élégante, plus lissée, mais pas amoindrie.