Parfumerie de niche, en quelques chiffres
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
il y a 5 jours
erratum : il s’agit du parfum Azzaro pour homme et non celui de Paco Rabanne(…)
il y a 5 jours
Merci pour vos reponses DomfromBe Bois brun et Farnesiano. Je porte l EDP et je conclus que j(…)
il y a 5 jours
Bonjour Emil, " Vertus spirituelles et apaisantes " : parfaite évocation de la magie du bois de(…)
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Comme le parfum est devenu un produit de masse (les promotions sont permanentes chez mario-sepho-... ; YSL parfum intense sent peu ou prou la même chose que Invictus - on n’a même plus envie de savoir ce qui les différencie, car on zappe, on sent à peine, etc.), l’aspect "produit rare/unique" (qu’avait le parfum avant) a totalement disparu. La niche a pris le relais de manière naturelle (nouveaux venus, segmentation par réseaux des collections des "existants sur le marché", ...). L’hyperniche voit désormais le jour (il faudra bientôt aller à Tombouctou ou que sais-je pour dénicher je ne sais quelle effluve ; les "créations" de plus en plus "pointues" abondent...).
Mais le marché du parfum ne fait que refléter les mécanismes du "néolibéralisme d’État", qui génère d’une part une masse de gens en dessous du niveau de vie des ex-classes moyennes (qui tendent à disparaître) et d’autre part une classe d’hyperriches en expansion. La masse sous-payée et souvent nourrie à l’emprunt achète des produits peu chers qui font office de parfum, et elle est contente (la marge commerciale est très élevée, puisque le coût de production est ridicule) ; si d’aventure elle a envie d’un produit plus cher, éventuellement de niche, car elle trouve que certains sentent vraiment meilleurs que ceux qu’on lui met sous le nez, elle prend un crédit en cas de difficultés de paiement (le crédit étant devenu l’huile nécessaire du système et l’aliénation permanente permettant aux hyperriches de prospérer) ; les plus riches achètent des trucs plus chers ou des trucs de niche s’ils parviennent à identifier leurs souhaits olfactifs de manière plus personnelle ; les hyperriches sans goût ont le choix (ils peuvent indifféremment acheter Invictus ou du Roja Dove (sic), peu importe ; souvent les deux, peut-être), etc.
Quoiqu’il en soit, je veux dire quelque soit la segmentation ou le positionnement, les marges sont (très) élevées, même si le modèle économique est radicalement distinct. Pour la "haute niche", c’est un peu comme pour les opticiens, je veux dire, désormais. Et comme il y a de plus en plus de gens pour proposer des nouveaux parfums, les prix de la "rareté artificielle" augmentent pour maintenir les marges... jusqu’à un possible effondrement du système, à dire vrai (en espérant que la qualité fasse le tri après le déluge, ce qui n’a rien de certain, eu égard au poids du marketing ou au caractère réellement indépendant ou non desdites niches...).