Verveine
Signaler un abus
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
La rose bien verte fait partie des plaisirs immuables de la parfumerie. Capitalisant sur ce canon, Love is coming… Chapter II sonne comme la promesse d’un renouveau.
il y a 9 heures
Je vais encore vous paraître vulgaire avec mes considérations pécuniaires, mais si Déclaration(…)
il y a 22 heures
Avant ce Love is coming, le prolifique Mathieu Nardin avait déjà signé plusieurs chapitres dans(…)
il y a 22 heures
Bonjour, Je jette une bouteille à la mer : je suis à la recherche d’odeurs malheureusement(…)
Hélichryse de la cinquantaine
Midi en soirée
Hors du temps
C’est vrai qu’elle est bien. Je recommande simplement aux amateurs de verveine de la comparer à celle de Heeley, intitulée Verveine d’Eugène. Là encore il y a une association, qui semble naturelle, avec des notes hespéridées, citron, mais aussi bergamote ; ces citrons ont d’ailleurs quelque chose d’italien, qui me rappelle Diorella et Ninfeo mio ; mais à aucun moment la formule ne penche vers la vaisselle, même pour en "friser" l’évocation. Pas une seule seconde ! On se sent simplement dans une grande sécurité olfactive, un bien-être naturel et un sentiment, tout à la fois, de luxe discret. La verveine de Heeley a cette manière singulière (qui existe aussi dans la délicieuse Menthe fraîche de la même maison) d’être élaborée dans sa structure, d’un équilibre fort subtil et complexe, tout en donnant l’air d’être simple ; c’est peut-être d’ailleurs une suprême marque de politesse ! Il y a un jasmin tendre, en filigrane, qui n’a rien d’entêtant, et un fond musqué douillet.
Il y a aussi cette sensation de transparence, de clarté des plans olfactifs, qui se retrouve dans toute la gamme. Ces différents aspects en font, à mon sens, la meilleure verveine : régressive, médicinale, mais aussi rêveuse, solaire, invitant au voyage, et d’une souriante distinction.
De plus, j’ai constaté un phénomène assez remarquable pour être rapporté : quand il m’arrive d’avoir une migraine, tout parfum m’est pénible, la douleur m’empêche d’y éprouver le moindre plaisir. Eh bien cette Verveine d’Eugène fait exception à la règle : non seulement elle ne me dérange pas, mais elle a un effet apaisant, calmant, qui correspond après tout assez bien aux vertus curatives de cette plante. (Note aux migraineux : une demi-heure de chi gong, cette gymnastique énergétique chinoise, vient à bout du mal de tête, parfois plus efficacement qu’une aspirine.)