Miss Dior
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Un soir d’été en Provence, où l’anis herbacé et la douceur amandée des calissons se fondent dans un sillage solaire, résineux et délicatement gourmand.
il y a 2 jours
Oups, il FAUT tuer Birgitt H... Ah, cette écriture automatique !
il y a 2 jours
Dans " Il fait tuer Birgitt Haas " (1981), Jean Rochefort entre, décidé, dans une boutique(…)
Hors du temps
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Bonsoir Newyorker,
Ce message aura un peu tardé à être rédigé mais je tenais à répondre à votre précédent commentaire.
Je n’évoquerai pas mon avis sur l’utilisation du nom d’un personnage ayant vécu pour nommer une création, je crois que nos points de vues se valent tout les deux et, je peux dire le contraire de ma pensée si mon jugement est positif.
Ensuite, ca prête à sourire mais effectivemen, l’idée qu’il puisse être possible de créer des parfums naturels à la dent dure. Probablement qu’en parfumerie classique, ce mensonge doit-être utilisé de temps en temps, mais soit.
Pour continuer, j’ai beaucoup souri quand vous expliquiez le cheminement qui a conduit aux stéréotypes actuels des notions de bon goûts et à une vision standard complètement encrée. La raison est simple, parce que c’est à peu près mot pour mot ce que je dis aux quelques rares personnes de mon entourage souhaitant en apprendre davantage et connaitre mon point de vue. Je ne peux donc que m’aligner complètement sur ce que vous venez de dire, d’autant plus que c’est la vérité.
Pour la rendre plus parlante, je vais parler de mon propre cas.
Avant de sentir For Her de Narciso Rodriguez il y a de celà six ans (à peu près) j’étais un peu comme toutes les filles. Un parfum était pour moi cette jolie brassée olfactive, si elle était essentiellement composée de cet aspect linéairement "féminin", disons même girly. Pourtant, de ce genre, je n’en portait pas. Bien que je les eurent trouvés simplement agréables, c’étaient ceux des autres et non pas les miens. J’ai attendu mes dix-sept ans pour porter mon tout premier parfum mais avant
ceux que je préférais, sans les avoir acheter, étaient Armani Code de Giorgio Armani et Midnight Poison de Dior. Pas de fruit donc, mais pourtant, à ma manière, je contribuais à un stéréotype prédéfini de la parfumerie, parce que les fragrances des autres me convenaient aussi dans le fond même si je les jugeais banales. Ensuite, aurai-je apprécié ces deux parfums si je n’eu pas considérée leur publicités comme réussies ? Il faut dire, j’avais onze ans, et c’était agréable à regarder à la télévision. Il s’imposait déjà donc à moi l’idée que la communication élaborée autour avait sa part d’importance et influençait mes jugements
For Her, je l’ai eu deux ans plus tard. J’avais déjà amorcé mon dégoût pour les fruités et les gourmands, mon parcours initiatique continua même après l’avoir obtenu. Je sentais à peu près tout, cherchais le même déclic que pour ce parfum tant aimé mais les mouillettes vaporisées de chypre, d’ambre, d’épices et d’aldéhydes étaient reposées aussi vite. Mes jugements, établis sur trois secondes, étaient encore le témoignage de cette uniformisation que j’acceptais encore d’assimiler. J’avais beau ne pas aimer les fragrances poisseuses et uniformisées, il en restait que je n’étais pas prête à ouvrir le champ des possibles.
Du chemin a été parcouru depuis, mes goûts ont évolué mais je reste très examinatrice de mes anciens verdicts, si rapides.
Je peux donc continuer à penser que le consommateur à sa part de responsabilités mais comme, vous le dites très bien d’ailleurs, la situation étant complexe, je préfère plutôt dire coopérateur d’autant plus que j’émet encore des réserves quant aux éventuelles réactions que nous pourrions avoir si la vérité sur Miss Dior lui est dite.
Emeline