Carven Le Parfum
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
il y a 1 semaine
Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
il y a 1 semaine
Il est très beau, je l avais reçu pour mon anniversaire au printemps dernier . Simple, élégant,(…)
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Carven fut jadis une grande marque de parfum. Ma Griffe, Monsieur, Vétiver, Variations, Intrigue, Robe d’un soir, étaient de magnifiques compositions, et leur disparition un drame pour la parfumerie. Puisque Carven revient sur la scène parfumée, la marque doit, pour que ce retour soit autre chose qu’un espoir déçu, se réinscrire dans son prestigieux passé. Sa direction artistique doit, humblement, amoureusement, apprendre à découvrir ce que fut l’aventure Carven dans le domaine de la parfumerie, et s’attacher à faire revivre avec fidélité les chefs-d’oeuvre d’autrefois.
Foin de réorchestration : les fidèles de Carven attendent des reconstitutions à l’identique, pour autant que le permet la législation des matières premières. La mission donnée aux parfumeurs doit être claire : s’approcher d’aussi près que possible des formules anciennes, faire oeuvre de restauration. Le temps viendra ensuite de créer du nouveau, à condition que ce nouveau s’inscrive, là encore, dans la tradition de cette marque. La prise de conscience que doit avoir la nouvelle direction de la branche parfum, c’est que Carven ne peut se permettre de s’abstraire de son histoire.
Le titre même "Carven Le Parfum" n’augurait rien de bon, car il laissait entendre à peu près ce message : "Et maintenant, vous allez découvrir que Carven a aussi son parfum." Comme si le nom de Carven n’avait jamais rien eu à voir avec la parfumerie ! Ce titre était une signature de débutant, quand il fallait jouer la carte de l’ancrage et de la tradition. Eh bien, il y a là un ratage, mais du moins tout n’est pas perdu : Messieurs, au travail ! Ressortez les formules de vos archives, recontactez ceux de leurs créateurs qui sont encore en vie, et affranchissez-vous des "tests consommateurs". C’est d’art qu’il s’agit, et du patrimoine français.
A ce sujet, Jeanne, et vous-autres passionnés, savez-vous si la ressortie de Ma Griffe est fidèle à ce que fut ce très grand parfum ?