Eau d’Ikar
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Inspiré du tableau La Neuvième Vague d’Ivan Aïvazovski, le parfum veut saisir la force silencieuse et humide du ressac, cette puissance contenue de l’océan en colère.
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Sous tes caresses
Aquarelle poudrée
Cuba libre
Je le porte sur mon poignet depuis cet après-midi. Après un départ très, très vert (galbanum ?) et hespéridé qui m’a d’abord fait penser à une eau de cologne de qualité, changement de cap en seulement quelques minutes (1/4 d’heure !) et stupeur : L’Eau d’Ikar ressemble à s’y méprendre... au N°5 !!!
Entendons-nous, ce n’est pas une simple évocation ou une association d’idée inconsciente : j’ai pris le métro quelques minutes après le test en parfumerie, je sentais juste à côté de moi un parfum étrangement familier que j’ai fini par reconnaître (N°5, donc) pensant qu’il venait de ma voisine de siège. Erreur, c’était de mon poignet. Le même effet fleuri-poudré de l’iris, la même finesse (aldéhydes ?...), la même puissance aussi... Tout à fait surprenant.
Evidemment il m’est très difficile de savoir si je l’aime ou pas, dans ces conditions : il est beau, très bien fait, on y sent des matières de qualité, la tenue est exemplaire (9h et je le sens toujours autant !)... Bémol : si l’on oublie les premières minutes très fugaces, je ne lui trouve rien de masculin, bien au contraire.
Enfin chère Jeanne, j’ignore si vous l’avez essayé à même votre peau mais je ne retrouve pas l’impression de "joyeux bordel campagnard" que vous avez ressentie : cette Eau d’Ikar, bien loin du maquis corse, m’a plutôt fait penser à la sophistication d’un salon parisien, au point donc d’en emprunter l’un des sillages parfumés les plus mythiques. Etonnant, déroutant, cela demandera sans doute des essais supplémentaires... :)