Antaeus
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
il y a 6 heures
Je connais de nom seulement DS & Durga. Je viens de jeter un oeil à Brown Flowers sur(…)
il y a 14 heures
Une escroquerie... j’ai porté ce parfum dans les années 80. J’en avais gardé un souvenir olfactif(…)
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
Mitsouko,
Comme le dit Dominique, l’avantage avec la seule maison Chanel, c’est que l’on peut s’adonner à d’autres plaisirs dans la gamme déjà existante : tels Coco, Egoïste, Bleu (nâââân, j’rigole !), les N°5, 18, 19, 22 (et le complémentaire est le ...), et même les Alllure ou les Exclusifs (Coromandel, Cuir de Russie et Bois des Iles => aie, aîe, aîe).
Pour un parfum, il y a aussi une histoire de moment, d’adéquation... Il faut que l’ami de ton frère soit moins présent mentalement pour que le cliché qui colle si bien à lui et à ce qui est pour toi son parfum, puissent être dissociés.
Mitsouko, merci encore pour tes compliments et ton envie à la lecture de la critique que j’ai rédigée : cela fait trop plaisir dirais-je simplement !
Un petit commentaire encore à propos d’une idée qui m’est venue et que je n’ai pas encore exprimée... Le fond des créations de Jacques Polge.
La note de fond d’Antaeus est, malgré tous les défauts de ce parfum, euh, très, comment dire... ? "Polgienne" dirais-je donc ! Même dans ses ratés (son Bleu quoi), Jacques Polge réussit ses notes de fonds à merveille, je trouve... Quelqu’un, à propos de Bleu, disait qu’à ce moment là, dans les notes de fond, le parfum devenait presque enfin intéressant, se rapprochant de celui d’Allure). Je suis d’accord. Et me permettrais d’ajouter que les évolutions dans ses parfums sont toujours excellement mises en valeur (dans Coromandel, on échappe à l’aspect terreux juste profond mais parfois linéaire du patchouli, on a une structure en "dents de scie" bien plus intéressante, la note de patchouli joue à cache cache, je trouve, de manière assez jubilatoire : elle apparaît, puis disparaît avant de revenir, etc).
La construction des parfums de Chanel par Jacques Polge me semble intéressante dans les similitudes qu’ils possèdent, depuis ce qui peut apparaître comme étant le brouillon en quelque sorte des parfums des années 90 et 2000 (Antée), et ces notes assez profondes balsamiques ou ambrées, sales et terreuses, qui concluent presque tous les chapitres écrits, même les moins réussis (comme le dernier)...