Parfums disparus : flop olfactif ou flop marketing ? 3/4
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L’artiste Noémie Rocher a créé sa marque Noziglia pour explorer les correspondances entre le travail de création du peintre et celui du parfumeur.
il y a 5 heures
Je n’aime pas ramener les choses à cette notion d’argent pourtant très terre à terre , surtout(…)
hier
Habanita, Je ne reviendrai pas sur la description si pertinente et juste ( comme d’habitude) de(…)
il y a 2 jours
J’ai été ravie de recevoir le coffret découverte incluant ce parfum. Il évolue considérablement(…)
Cuba libre
Poudre Baroque
Le conte est bon
Exactement comme Rush for Men dont je viens de parler sur le fil consacré aux parfums des années 2000 qui ont déjà disparu, j’ai senti Coriolan au moment où Guerlain a annoncé son retrait de la gamme : quelle déception ! Je l’ai aimé immédiatement, car il m’a semblé très Guerlain par la qualité de ses ingrédients et cette apparente "facilité" qui caractérise les créations de Jean-Paul Guerlain (j’entends par facilité le fait que les notes s’enchaînent et fusionnent avec éclat et harmonie, et non pas une espèce de manque de recherche).
En revanche, je lui reprochais justement son flacon, que je trouvais très féminin pour un parfum d’homme : ces courbes, ces rondeurs me semblaient aux antipodes du programme annoncé.
Le problème fut vite réglé : il a disparu corps et biens, du moins un temps. Jean-Paul Guerlain devait en effet être avant-gardiste car on s’est rapidement aperçu que ce retrait était finalement une erreur, et la marque l’a réintroduit lors de la réouverture de la boutique des Champs-Elysées sous un nouveau nom extrêmement mièvre : L’Âme d’un héros.
Il a désormais l’honneur de faire partie de la collection "Les parisiennes" aux côtés du splendide Derby... et de partager avec lui un prix qui a triplé par rapport à sa première commercialisation ! Cela a déjà certainement été commenté ici et je ne m’étendrai donc pas plus, mais par principe je refuse de payer une exclusivité qui n’est qu’une posture et non le résultat d’une recette particulièrement coûteuse. Qu’on nous rende Coriolan sous son vrai patronyme, voire même dans son (vilain !) flacon : je doute que la stratégie choisie aujourd’hui lui fasse obtenir des chiffres de vente bien supérieurs à ce qu’ils furent lors de son lancement.