Auparfum

Chergui sort des Salons du Palais Royal

29 octobre 2010, 17:39, par Tim Buktu

Il y a deux Chergui. Celui de Lawrence d’Arabie et celui de Charles Bovary qui vient faire sa cour à Emma et qui descend de son cheval devant la ferme du Père Rouault. Serge Lutens se garde bien de préciser que l’absolue de foin, note majeure de Chergui, sent autant la campagne française (en particulier l’odeur de l’étable et de la bouse de vache fraiche) que les odeurs subtiles de la flore marocaine caressées par le vent du désert. Ça n’empêche pas Chergui d’être une grande réussite (mon 1er Lutens pour ceux que ça intéresse) mais je tenais à rappeler que l’odeur du foin, pour délicieuse qu’elle soit, n’est pas seulement une odeur "orientale".

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