Womanity
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Une petite prouesse que ce parfum naturel proposé par la maison danoise Porcelain.
Poudre Baroque
Le conte est bon
Potion intime
Comme toujours, j’arrive après la bataille (^_^), mais je vais quand même vous parler des deux choses que je retiens de ce nouveau Mugler :
1/ L’odeur de noisette qui fait irruption très rapidement après les notes de tête, vaguement aqueuses et fruitées il me semble (je ne m’en souviens pas bien à vrai dire). Vu la pyramide sur Osmoz, je pense que cette odeur est fortuite, mais pour moi le coeur constitue pourtant une transcription olfactive parfaite du goût que l’on a en bouche lorsque l’on mange des noisettes hachées, avec en plus un petit arrière-goût salé. Et c’est là que ça se gâte, car cela me rappelle un crumble salé dont la croûte était constituée de noisettes hachées et dont le souvenir me donnerait presque envie de vomir... Un parfum à la noisette, ça commençait bien, c’était du jamais senti, mais malheureusement la pincée de sel gâche tout. Non, vraiment, l’association noisette/sel, c’est infect...
2/ La note figue/embruns/boisée. Là, ça part mal dès le départ, je n’aime pas la figue en parfum et y accoler des accents marins ne fait que la rendre un peu plus indigeste à mon gôut. Et puis niveau originalité, le mélange a déjà été expérimenté dans les années 90, plus particulièrement dans Dune pour homme, dont la senteur générale me fait beaucoup penser au fond de Womanity.
En résumé donc, il ne me plaît pas, on dira qu’il est polarisant, pour moi il est juste écoeurant. Quant à la supposée innovation olfactive, j’ai plutôt l’impression d’assister ici au recyclage des notes fruitées/marines des années 90, à peine remises au goût du jour...
Finalement, ce qui me plaît le plus dans ce parfum et le rend un minimum intéressant selon moi, c’est ce décalage entre son nom, la couleur de son jus censés évoquer la féminité et sa senteur... masculine. J’ai une collègue qui le porte et chaque fois que je la croise, j’ai l’impression qu’elle a chipé l’eau de toilette de son copain. L’homme est une femme comme les autres est le titre d’un film avec Antoine de Caunes, avec Womanity Mugler semble proclamer, lui, que la femme est un homme comme les autres.