Cuir de Russie

par Yohan Cervi (Newyorker), le 17 mai 2015
Bonsoir Demian, (re) bonsoir Solance,
Demian, comme je le disais dans cet article, les amateurs de cuirs brutaux peuvent être déçus par Cuir de Russie, dont la facette cuirée est en effet plus subtile que dans des parfums "coup de poing" comme Bandit (qui joue surtout sur l’overdose d’isobutyl quinoléine). Néanmoins, elle est bien présente, notamment dans l’extrait. Quelle version avez vous testé ? Après, que l’on aime ou pas, Cuir de Russie demeure un des plus grands parfums du monde. C’est un cuir "intellectuel", d’une très grande finesse. Et je rebondis sur vos propos Solance, je trouve, pour ma part, que Cuir de Russie est tout sauf un cuir facile (puissance des aldéhydes, jasmin lancinant, associés à un fond bouleau et castoreum assez rude). Très sophistiqué, et éminemment complexe, il demande à être apprivoisé. Je ne le trouve pas franchement facile d’accès. Sa construction lui permet de révéler certaines facettes différentes à chaque fois qu’on le porte, tantôt très aldéhydée, tantôt très jasmin, parfois bouleau...En tout cas il impose une certaine forme de rigueur, conserve une élégance à toute épreuve, ne bascule jamais dans la facilité ou la caricature. C’est, je pense, le seul cuir actuellement proposé sur le marché, à demeurer aussi équilibré et subtil, de A à Z.
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