Auparfum

Madagascar, le baume vanille

Blanche × OlfactiveCesspool

par Blanche × OlfactiveCesspool, le 14 février 2026

Tu as testé Mississippi Medicine ? Je l’adore, il a un truc presque mystique, hyper singulier.
Alors Brown Flowers, je l’ai porté toute la semaine. Franchement, il est beaucoup plus complexe qu’il n’en a l’air derrière son étiquette “floral jasmin”. Imagine un jasmin à la Tubéreuse Criminelle en ouverture, mais sans le menthol et plus charnel en fond. Petit à petit dans l’évolution, le musc prend le dessus. Il s’impose, il enveloppe. David Seth Moltz le décrit comme un musc “à l’européenne”. Pour les Américains, ça évoque forcément un musc vintage, très frenchy, très old school. Chic sans effort, un peu rétro mais ultra stylé.
Quant au descriptif, Moltz est en terrain conquis. C’est exactement son univers : libre, arty, narratif. On sent qu’il s’amuse et nous aussi. Voilà la traduction française (approximative) :

C’est un parfum de fleurs brun profond pour des modernistes amateurs vêtus de gigantesques smokings en velours marron à col à larges pointes et de tailleurs pantalon imprimés guépard, sirotant des martinis dans la verrière d’un ami d’ami, à l’écart de la ville.
Avez-vous rencontré leur amie d’enfance excentrique qui porte des bandeaux à pois ? Elle a investi le cottage des invités et se livre à toutes sortes d’expérimentations avec des fleurs séchées et des herbes. Le bureau est encombré de fragments de plantes, de fioles d’anciens extraits et de vases remplis d’orchidées aux formes étranges qu’elle déniche dans « la meilleure petite boutique » de Chinatown.
Admirez sa collection d’anciens herbiers aux recettes farfelues de « tussie-mussies », de « pomanders », de « vinaigres aux herbes » et de parfums rudimentaires. Son nouveau parfum est « à tomber ». Composé d’extraits floraux « exquis », de ses propres distillations et d’un musc qu’« elle ne peut se procurer qu’en Europe ».
C’est chic, c’est austère, c’est ce que toutes ses amies portent en ville.
Vous n’avez pas envie de l’essayer ?

Moltz raconte également en interview comment l’idée de ce parfum lui est venue, et ça vaut le détour :

Après avoir visité la Philip Johnson Glass House dans le Connecticut et imaginé les fêtes qui ont dû s’y dérouler dans les années 1970, le cofondateur de D.S. & Durga, David Seth Moltz, a eu l’idée d’un personnage fictif nommé Simone.
C’est une tante excentrique qui vit dans une maison d’amis moderniste et fabrique son propre parfum à partir de fleurs et d’herbes séchées. « C’est quelqu’un qui prend des cours de dessin et qui expérimente le pot-pourri », explique Moltz. « Elle traîne à ces soirées où les gens portent des costumes marron et boivent des martinis, et elle est là : “Essayez mon parfum ! Il est vraiment terne et chic.” »

Le storytelling de Moltz c’est complètement son milieu naturel.
Après une visite à la Glass House dans le Connecticut, à une heure de New York, richesse tranquille. Il imagine Simone. La tante excentrique. Évidemment..

J’ai pris le grand flacon et la vendeuse m’a glissée un 10 ml en cadeau. Du coup, si ça te dit, je peux te l’envoyer avec plaisir ! Par contre aucune idée de comment on s’organise, y’a même pas de messagerie privée.

Quant à Black Magenta, il laisse sur moi un sillage canon deux-trois heures, puis… boum, après quatre heures, on tombe direct en mode skin scent, comme beaucoup de parfums aujourd’hui. Mais sérieux, niveau ananas, c’est la plus belle note depuis Acaciosa et Colony. Le storytelling totalement décalé évidemment. Un Piña Colada dans un club à 3h du mat à Brooklyn, "deep in the hood". Vibe totale.

Fun fact : chez DS & DURGA, pas de listes d’allergènes kilométriques sur le packaging. Anti normes IFRA ? J’aimerais en savoir plus...

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