Matières animales : mythes & vérités
par miroulette, le 4 mai 2011
Dau, faut pas se voiler la face, des élevages respectueux du bien-être animal, c’est le miroir aux alouettes ! Le seul critère des éleveurs c’est la compression des coûts de production et cela n’est pas prêt de changer. Il existait une alternative, pour les mangeurs de viande : le bio, qui prescrit des conditions d’élevage un peu meilleures et puis surtout parce que de fait, les éleveurs bio étaient plus sensibles à cet aspect-là. Mais maintenant avec le bio industriel, ce dernier argument n’est plus à l’ordre du jour (sensibilité de l’éleveur). Donc il faut s’approvisionner en bio mais chez des petits producteurs locaux et non en grande surface.
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Pour ce qui est de la chasse aux phoques, il me semble que tu confondes deux problématiques.
les Inuits vivent de la chasse aux phoques adultes et celle-ci n’est pas interdite ou limitée, il me semble. Si les phoques prolifèrent dans certaines régions, c’est parce que leurs ennemis naturels (morses, éléphants de mer et orques) sont chassés ou disparaissent. Pour ce qui est de la justification de la chasse comme quoi l’homme serait un régulateur des populations, cela ne tient pas car ici aussi l’homme n’est pas un régulateur mais un dé-régulateur (c’est lui qui exerce une pression anormale sur les ennemis naturels du phoque).
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Quant à la chasse des bébés phoques, elle s’est développée à partir de 1950 pour satisfaire la vanité des femmes occidentales et c’est contre celle-là que les environnementalistes et les défenseurs du bien-être animal ont lutté.
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Quant aux multinationales qui délocalisent, c’est vrai que l’on peut rêver et souhaiter que les conditions de travail s’améliorent. Mais cela va coûter plus cher or l’objectif des délocalisations c’est de compresser les coûts. Donc, in fine les usines ferment pour s’installer dans d’autres pays où les coûts de production sont faibles jusqu’à ce qu’il y ai des tentatives pour légiférer en matière de conditions de travail et puis re-déménagement etc...Enfin, on ne va pas faire tout un débat sur les délocalisations. Heureusement qu’il y a quelques labels pour s’y retrouver dans cette jungle d’exploiteurs.
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