Jicky

par Jean-David, le 22 février 2011
Y a-t-il une vie olfactive après Jicky ? C’est la question que j’ose enfin poser. Certes, je serais bien incapable d’exprimer la moindre réserve sur ce merveilleux, cet auguste parfum, témoin d’un temps que les moins de cent-vingt ans ne peuvent pas connaître. Simplement sa ténacité "m’interpelle quelque part". Une pulvérisation, et ce sont tous vos vêtements qui se trouvent imprégnés ; mieux : qui imprègnent ceux qu’ils touchent à leur tour. Au point que c’est à se demander à quel degré de contact s’arrête l’enchaînement guerlinesque. Le lavage en a-t-il raison ? Il en faut au moins deux pour effacer la redoutable (quoique délectable) molécule jickienne. Mais non contente d’être persistante, celle-ci est jalouse de son historique primauté. Le seul fait de prendre le flacon en main suffit à jickiser impitoyablement ma journée, sans égard pour le parfum que j’avais choisi, lui, pour compagnon. Intolérante envers ses rivales, Jicky s’insinue partout, écrasant tout effluve concurrent comme une prima donna écrase une jeune première. Toute idée de traitement sera la bienvenue.
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