Chanel fait rugir les Exclusifs avec Le Lion

par Petrichor, le 5 juin 2020
Chanel nous a habitué à réinventer l’eau tiède.
J’ai -on ?- a peur d’un Chanel trop effacé. Ce parfum me fait envie, par son nom et ses notes, mais j’ai peur d’être déçu.
Sous couvert de rester raffinés, les exclusifs de ces dernières années (et mainstream) (après sycomore) étaient passablement policés, voire lissés. Bref, ça manquait d’audace et de générosité. De plus, les reformulations -pour les nouvelles règles d’allergènes- et les problèmes de sourçage érodent le catalogue classique et néoclassique.
Le temps avance, et nous avec. Chanel parfum devient une faible torche, qui n’éclaire plus très fort devant dans la nuit. Et derrière, le rideau des ténèbres se referme vite à notre passage. J’ai peur.
Je ne m’inquiète pas du labdanum, plus précisément l’essence de ciste, j’ai plutôt peur qu’il y en ai pas assez. Je préfère être optimiste, et me dire que ce sera bien un oriental audacieux, et qu’il a été repoussé pour être "de saison", en automne/hiver.
J’ai déterré sur un archiveur du web ce que Juliette (NezBavard) disait de l’essence de ciste dans ses billets Labdanumania. "L’essence de ciste a une empreinte très aromatique, camphrée et est particulièrement percutante en tête dans une composition. Son évolution rappellera ensuite le caractère de la résine, avec un aspect balsamique, caramélisé, boisé, mais dans une teinte qui restera montante et plutôt “fraîche”, en comparaison."
Bref, je pense que c’est la signature du "Ambre sultan" d’avant, dans ses notes de tête. J’ai hâte.
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