Le Cri de la lumière

par S9, le 20 septembre 2018
Bonsoir Petrichor :-)
Je n’ai certainement pas vos connaissances pointues en matière d’iris (bien que addict au N°19 depuis toujours) mais la première fois que je l’ai senti, j’ai cru que ce Cri était le descendant de Iris Silver Mist (qui m’impressionne) et du N°18 de Chanel (que je ne supporte pas).
Autant dire qu’on s’en prend plein les narines au premier sniff.
En fait j’ai eu un shoot d’ambrette je crois, je n’ai senti que cela les 10 premières secondes ; cela ne m’a pas déplu (j’ai à chaque fois la même sensation étrange mais si agréable lorsque je porte le magnifique / controversé Mon Parfum Chéri d’Annick Goutal) d’autant plus que çela s’est vite calmé, un iris doux et poudré (et non "in your face", c’est-à-dire sec et conquérant comme celui de iris Silver Mist d’après mes souvenirs) a pris le relais, et la composition a baissé d’un ton pour devenir plus claire et apaisée.
Le parfum m’évoque alors le dessin naïf d’un enfant, où un nuage bien blanc aux pourtours cotonneux viendrait se fondre dans un décor minimaliste et peu coloré.
Dans ce sens, ce parfum porte divinement bien son nom (que je trouve d’ailleurs magnifique) : de l’explosion criarde, on passe à l’apaisement, et la voie s’ouvre vers un ailleurs plus serein.
Le reproche que je lui ferais serait de passer trop vite d’un extrême à l’autre ; sur moi (j’ai vaporisé sur ma main l’échantillon précieusement gardé de l’an dernier) la composition semble s’évanouir subitement alors que j’aurais tant aimé qu’elle s’accroche encore un peu, que les notes alcoolisées et l’ivresse du début perdurent , que je sente le coeur de ce parfum sans avoir l’impression de passer directement des notes de tête à celles de fond, un peu trop sages, si délicatement poudrées ...
Une très belle création en tout cas, mais que j’avais trouvée au départ trop conceptuelle, limite importable, telle une création haute couture dont on admire le travail des métiers d’art et qui est davantage un plaisir des yeux qu’un plaisir au porté.
Une chose est sûre, le Cri de la Lumière doit se sentir plusieurs fois afin d’en apprécier toutes ces facettes.
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