Auparfum

Fleur d’oranger intense

par Belle du seigneur, le 9 octobre 2016

J’ai mis un temps fou à pouvoir dire quelque chose sur ce parfum... Qui a beaucoup de qualités. Et d’abord celle de ne pas jouer sur le terrain de la fleur d’oranger trop alimentaire et sucrée.

L’ouverture m’évoque clairement Ptisenbon de Tartine et Chocolat, avec ses agrumes et son petit grain... (Notons que je ne l’ai pas senti depuis mon enfance, ce qui remonte un peu tout de même)
Et donc : Parfum d’enfant ? Non, au bout de quelques minutes, surgit le pétale, un peu gras, et c’est dans les quinze premières minutes que le parfum donne, selon moi, le meilleur de lui-même, dans son évocation de texture.
Le pétale, c’est la mère qui se penche sur son enfant, lui sourit. C’est beau. Elle porte une belle robe qui vient virevolter dans le vent. Et c’est ce parfum un peu virginal qui dure toute la journée.
Mais, mais... Où est la peau de la mère ? Est-elle vivante ? Rêve ou réalité ? J’ai un problème avec les fleurs d’oranger qui restent trop propres. Vous me direz, la peau, il n’y a pas besoin de la mettre dans le parfum, on a la notre pour le faire vivre. Oui mais celui-ci reste comme en suspens. J’ai l’impression d’un parfum qui dure sur ses notes de coeur sans jamais laisser entrevoir ses notes de fond.
J’attends sans cesse ce petit plus, le twist final qui me raconterait autre chose qu’une odeur de maman presque trop propre. Un truc qui cloche, qui dérange un peu. Mais je crois qu’on ne serait alors plus du tout dans le propos de la maison Fragonard.
Chair de fleur blanche qui efface la chair mais qui réussit à m’évoquer une image figée. Et c’est un peu le seul vrai reproche que j’ai à faire à ce parfum : Il fige, il ne m’habille pas, je le porte comme un surplus qui ne se fond jamais à ma peau.

Merci beaucoup pour cette découverte !

Votre réponse

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

à la une

Disparition de Christian Astuguevieille, comme un parfum d'absence

Disparition de Christian Astuguevieille, comme un parfum d’absence

Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.

en ce moment

Arpege* a commenté Angel

il y a 3 jours

Bonsoir Merci pour ce renseignement. J’ignorais cela.

Ankalogon a commenté Black Opium

il y a 3 jours

Black Opium me rappel une sacrée nana... Pleine d’énergie, une amazone.

il y a 3 jours

PS : Où sont passé tout les vieux du forum !

Dernières critiques

L’encens - Anatomica

Hors du temps

Dolce Bacio - Fendi

Bons baisers d’Italie

Coffea - Jil Sander

Café irisé

Avec le soutien de nos grands partenaires