Le 15
par Karo Dc, le 5 octobre 2015
Bonsoir à tous,
Néophyte de TDC, ou presque, voici ce que m’a inspiré la fragrance, beaucoup plus complexe qu’elle n’y paraissait au premier abord.
Une cologne fusante, aux accents d’agrumes confits s’impose en toute première impression. La bergamote, aussi vive que fugace, se verdit et s’épice, s’épaissit pour prendre des accents mystiques. La fragrance se perçoit aux premiers abords comme très masculine, propre, napoléonienne.
Puis, des facettes boisées, épicée, plus chaudes se dévoilent. A la Déclaration de Cartier, à la Voyage d’Hermès, à, dans une moindre mesure, l’Elixir de Penhaligon’s, mais plus profonde, plus pénétrante, plus enveloppante, plus sérieuse aussi. Une pointe d’amertume esquisse la rugosité d’une écorce, une pointe citronnée et vétiver à la fois l’adoucit.
Voici donc une fragrance fraîche et dans le même temps chaleureuse, comme un thé au citron par un froid dimanche d’hiver.
Pour parler plus précisément de mon expérience olfactive, le parfum s’est accroché dans mes cheveux, et a bougé avec moi, nous nous sommes apprivoisés. Surprenant citron boisé sur ma peau, moi qui exacerbe surtout les épices en ai perdu totalement la trace après 4 heures...
J’ai gardé en revanche un vétiver citron, très vif et persistant. Les muscs, annoncés comme lactés, gardent simplement cette impression de propre un peu sucré, mais restent finalement très discrets. Un peu masculin pour moi, à la fois anglais, Cologne, Napoléon 1er, et madeleine de Proust de ma Bretagne enfantine, le parfum se fait finalement agréable et rond.
Seul petit bémol : un peu classique, me rappelle un peu Tokyo Bloom de la même maison. J’aurais aimé être un peu plus surprise, ou plus précisément déstabilisée. Mais à la lecture de la critique et au vu de mon peu de connaissance sur cette belle maison, je comprends que l’effet recherché n’est pas celui -pour prendre son total opposé- d’un Sécrétions Magnifiques.
Merci en tout cas de la découverte !!
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