Sauvage

par OPomone, le 6 septembre 2015
Le relativisme - culturel, artistique, éthique - est une bête immonde qui suce la sève de la civilisation. Pour pouvoir avancer dans le néant de nos vies, nous avons besoin de repères, de balises aux contours nettement formés. Un socle minimal de valeurs communes et communément admises qui nous empêche de sombrer dans le chaos. Cela peut paraître un rien grandiloquent mais, en parfumerie comme dans toutes les formes d’expression qui arrachent l’homme à sa condition de misérable mortel, il y a le bon grain et l’ivraie, la parfumerie d’art - ou d’auteur - et la parfumerie de masse. Ce qui ne signifie pas, du reste, qu’un parfum populaire est forcément mauvais. Un parfum populaire peut aussi être "signé" et porter la marque d’un véritable artiste.
C’est ainsi,
Nino Rota ne vaut pas Mozart
Andrea Bocelli ne vaut pas Enrico Caruso
Marc Lévy ne vaut pas Patrick Modiano
Paul Bourget ne vaut pas Marcel Proust (salut Marcel !)
Andy Warhol ne vaut pas Caravaggio
François Demachy ne vaut pas Edmond Roudnitska
Et Sauvage ne vaut pas Eau Sauvage.
Tous les hommes - et les femmes ! - de bonne volonté peuvent admettre cela. Et s’ils ne veulent pas l’admettre, ils s’excluent d’eux-mêmes de la communauté humaine et - accessoirement - de la communauté des amoureux du parfum.
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Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.
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il y a 8 heures
On a tous les deux un sens de l’humour assez sanglant.