Auparfum

Cuir d’ange

Farnesiano

par Farnesiano, le 9 octobre 2014

Bonjour, Doudou. De retour sur AuParfum pour évoquer mon ressenti de Cuir d’ange. Eh bien, à mon grand étonnement, c’est un vrai cuir, dans le sens où le cuir c’est la peau, c’est NOTRE peau. Certains opus de la collection Hermessence pouvaient décevoir en raison de l’inadéquation entre le nom et l’odeur : Vanille galante, Brin de réglisse, etc. Ici, on a bien affaire à un cuir, non pas le cuir hyper musclé du mottard en combinaison et bottes noires, ni celui abimé, usé, craquelé du blouson de rockeur, encore moins celui à franges de la country girl, ni même le cuir chic d’une certaine mode italienne.
Non, ce cuir est celui d’un ange, les anges n’ont pas de sexe, c’est bien connu, et ce parfum n’en a pas non plus d’affirmé. Et de fait, ce magnifique, et même magique Cuir d’ange me paraît clairement être un parfum de peau, qui magnifie notre singularité à chacun. Sur moi, il se fait daim, très vaguement fumé mais surtout merveilleusement narcisse et en cela, digne héritier céleste du fantastique Narcisse bleu, rehaussé d’une pointe de violette, non pas la violette humide des sous-bois, mais celle déjà prête à se dorer au soleil, un soleil doux bien sûr, un soleil qui percerait la brume sans nous aveugler, un soleil qui enchante.
Présents quoique très délicats, les muscs accentuent subtilement l’aspect charnel du cuir. Et quel beau sillage, un peu tournoyant mais discret, léger, intime, malgré l’évidente note cuir. On n’est à mille lieues des Knize ten, Tabac blond et autres Cuirs mauresque ou ottoman ; Daim blond que j’ai adoré à sa sortie me semble aujourd’hui, en comparaison, criard et à la joie un peu forcée. Ce serait plutôt vers Cuir velours de Naomi Godsir qu’il faudrait se tourner, mais ce cuir velouté sans ses fruits, ses alcools et ses liqueurs. Ce Cuir d’ange évoque aussi pour moi, un peau jeune, une peau fraîche qui ne demande qu’à s’épanouir ; ce parfum a quelque chose d’adolescent, de troublant...
A mes yeux, une magistrale création d’Ellena. Et dans un si beau flacon, couleur du jus comme celle du cuir, d’une douceur infinie.

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