Pourquoi n’y a-t-il plus de bons parfums masculins...

par Opium, le 10 juin 2014
Bonjour encore Thelittlebox.
Je réponds à vos deux commentaires à partir de celui-ci car il m’était adressé nommément et qu’ainsi j’ai un peu plus de marge pour la réponse. ;-)
Vos interventions sont passionnantes.
A propos du besoin inéluctable pour l’être humain de catégoriser et qui nous pousse à tirer des conclusions rapides parfois hâtives et erronées, je vous confirme que cela existe bien chez chacun(e) d’entre-nous.
Il faut faire un effort pour sortir de ce mode de fonctionnement mental qui a pour but d’alléger le traitement de l’information et est donc plus économe d’un point de vue cognitif. La catégorisation sociale a lieu perpétuellement, dès lors que l’on rencontre quelqu’un. Dans un environnement inconnu et/ou hostile, le cerveau élabore des hypothèses, en tire des conclusions : cela nous a permis de survivre, d’éviter des situations à risques. Mais, le souci, c’est que s’agissant d’êtres humains, donc, doués d’intelligence mais l’appliquant chacun de manière différente, cet esprit d’analyse rencontre aujourd’hui de plus en plus d’exceptions qui invalident les règles générales à partir desquelles il tire ses conclusions.
Le problème n’est pas de traiter l’information de manière simplifiée, le souci, c’est de laisser notre cerveau fainéanter et le laisser faire car il a envie de se payer des vacances aux Seychelles toute l’année ! ;-)
Sentir activement, comme vous le dîtes très bien, est effectivement un effort, mais dont la rémunération est une satisfaction plus grande que la simple appréhension sans réflexion. Et, je ne peux que vous rejoindre intégralement pour ce qui suit : « la connaissance du domaine évite les raccourcis malheureux, et permet l’analyse détaillée qui engendre la découverte du délectable invisible ».
A côté de cela, en revanche, parfois, mais, je suis sûr que nous sommes parfaitement d’accord à ce propos, il faut savoir apprécier un objet passivement, sans analyse, juste pour la beauté évidente dudit objet. Mais, on peut lâcher prise d’autant mieux que l’on sait que l’on pourra décortiquer cet objet plus tard ou que, déjà, on l’a fait par le passé.
Pour conclure sur une pointe de légèreté : vous êtes, comme chacun(e) ici heureusement, libre d’apprécier ce que vous voulez. Tant pis si parfois vous catégorisez un peu rapidement. Tant que vous avez conscience de le faire de manière hâtive, cela vous laisse la liberté de pouvoir, par la suite, déjouer cet empressement pour tenter, à nouveau, de laisser une chance à ce qui ne vous a pas marqué au départ.
De manière plus générale, par le passé, nous avons été nombreux à catégoriser les fougères comme ces bons vieux parfums faciles sans aucune prise de risque, assez ennuyeux en somme. Aujourd’hui, on a envie d’embrasser n’importe qui porterait une fougère classy qui sentirait vraiment le savon de barbier plutôt que le rayon « Hommes » des Carrefour. Rester simple et sans originalité est toujours plus sympa que de vouloir se faire remarquer en faisant n’importe quoi... ;-)
La pâtisserie est, j’en suis convaincu, un artisanat qui, lui aussi, confine à l’art. Nous sommes au moins deux à l’apprécier ici. Nân, en fait, chuis sûr que nous sommes bien plus nombreux... ;-)
A propos de votre demande de conseil : Et Vétiver, trop boisé peut-être... Avez-vous accès à Après L’Ondée et Vol de Nuit ? Ils pourraient vous plaire. Sinon, juste un conseil comme ça : ne vous laissez pas intimider par un parfum ; L’Heure Bleue vous plaît, craquez ! (Anna a raison.) ;-)
Merci pour vos compliments, ils nous alimentent jour après jour et sont un moteur essentiel en même temps qu’un challenge ; c’est qu’il faut tenter d’être à la hauteur.
Quant à vos capacités, elles sont déjà très grandes et peut-être pas si éloignées que celles que vous avez acquises dans le domaine de la pâtisserie. ;-)
Encore merci pour ces échanges passionnants.
Bonne journée.
Opium
Ps : Jicky, lui, adorerait sentir tout le temps le basilic et le thym... ;-)
Nb : Il n’y a PAS de fautes, c’est parfait.
[Début de digression...]
Ce n’est pas de la grande pâtisserie, mais, j’ai vu des « hérissons au chocolat », une spécialité de Rhône Alpes (avec crème d’amandes ou frangipane posée sur un fond à tarte et ganache) que, en tant que bon parisien, je ne connaissois pô. Et, ça a l’air d’être une tuerie intergalactique (et bourré, sinon ce ne serait pas drôle, de 750 milliards de calories)... ^^ #miam
[Fin de la digression...]
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