L’Ombre dans l’eau

par Niels, le 28 novembre 2009
C’est par L’Ombre dans l’eau que j’ai connu votre site, Jeanne, et j’ai aimé votre évocation, ainsi que la diversité de vos approches, toujours très personnelles.
Je me rappelle mon hésitation, en sentant ce parfum dans la boutique du boulevard Saint-Germain. liée au sexe de la personne qui le porterait. À mon "Ce parfum est assez féminin pour un homme", Yves Coueslant, un des fondateurs de la maison Diptyque me répliqua, assez froidement : "La virilité ne se trouve pas dans un parfum".
Comme il a eu raison de balayer ma pusillanimité ! À l’époque dont je parle, les parfums Diptyque n’étaient vendus qu’en grand flacon, et j’ai aimé me parfumer de cette eau de rose et de feuilles, à pleines mains.
Ce parfum n’est pas si sage et il faut du coeur et de l’audace pour le porter. Un parfum ancien, qui m’évoque de vieux jardins verlainiens, moussus et verts, buissonnants en effet, et des amitiés provinciales scellées autour d’une tasse de thé en porcelaine à fleurs. Un parfum pour la bergère et le ramoneur d’Andersen, une senteur de buis taillés à l’aube, de roses pourrissant dans un panier d’osier. Une mousse chyprée qui imprègne les tissus, même après un lavage.
L’Ombre dans l’eau est un parfum qui ne ressemble à aucun autre, et cela est de plus en plus rare.
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