Auparfum

Gabrielle, le Chanel universel

par Jeanne Doré - Pauline Jubet, le 4 juillet 2017

Ce n’est pas la première fois que Chanel rend hommage à sa créatrice à travers le nom de ses parfums, à l’instar de Coco et son descendant Coco Mademoiselle. Aujourd’hui, c’est une autre facette de ce personnage mythique que la marque met au devant de la scène avec son nouveau lancement baptisé Gabrielle.

Avec cette création, « Chanel ouvre une nouvelle page de son histoire. Un nouveau nom. Un nouveau flacon. Un nouveau parfum. Un nouveau territoire d’expression et d’inspiration ». Parce que Coco était avant tout Gabrielle, Chanel a voulu mettre en valeur la femme, plus que le personnage, et créer un parfum pour toutes les femmes, qui célèbrerait leur féminité, leur courage, leurs valeurs et leurs audaces.

Tous les parfums Chanel abordent les fleurs de manière abstraite, jamais littérale, elles sont toujours enrobées d’autres matières et contribuent à l’architecture du parfum.
Dans Gabrielle, elles prennent « la parole comme jamais auparavant ». Olivier Polge a composé avec l’ylang-ylang, le jasmin, la fleur d’oranger et la tubéreuse une nouvelle fleur, « une fleur rêvée ». Accompagnée de mandarine, de pamplemousse, de cassis, de muscs blancs et de santal aux notes lactées, cette fleur imaginaire « diffuse son pouvoir lumineux comme s’il s’agissait d’un halo floral ».

Pour parfaire sa nouveauté, la marque a conçu un nouveau flacon, dont la forme n’est pas sans rappeler ses grands classiques, mais qui est constitué d’un verre aux parois très fines. De profil, il est possible de voir les parois converger vers le centre du flacon, tout en finesse et en discrétion. Car comme le disait Gabrielle, « Le luxe, c’est ce qui ne se voit pas ».

Enfin, c’est Kristen Stewart qui incarnera Gabrielle dans un spot qui sera dévoilé en septembre.

Gabrielle, eau de parfum, 97 euros/50 ml, 137 euros/100ml.
Disponible le 1er septembre.

Premières impressions

Élégance intemporelle ou sent-bon universel ?
Difficile de trancher avec Gabrielle... on a beau lui reconnaitre toutes ses qualités (luminosité, fondu, équilibre, radiance...) on ne peut s’empêcher de rechigner face à ses défauts (déjà-vu, stéréotypé, calibré, lissé...) Et lorsqu’on a l’impression de ne plus voir en lui qu’un archétype de floral-fruité-international avec pour mission de plaire à la terre entière, on se surprend alors à déceler une élégance qui se dévoile, un accord bien ciselé. Mais est-ce que ce sera suffisant pour rendre ce sillage reconnaissable et identifiable au milieu de tous les autres ? Si l’audace revendiquée et ce goût pour la liberté semblent quelques peu décalés face au conformisme olfactif choisi, il n’en demeure pas moins que Gabrielle assumera sans aucun doute le statut de "grand féminin Chanel" pour les dix prochaines années, en résonnant dans les esprits avec sa rime "Gabrielle... Chanel...", comme l’avait fait presque vingt auparavant "J’Adore... Dior...."

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Farnesiano

par Farnesiano, le 31 août 2017 à 21:07

Quelques heures après Twilly, je découvrais Gabrielle. Une vraie découverte même si on glisse rapidement en terrain hyper-connu. Quelle belle exécution cependant ! Voilà un adorable bouquet floral, féminissime, réellement équilibré, finement orchestré et se développant de manière subtile et harmonieuse. Quelle belle évolution, à la fois élégante et souriante, qui va d’une mandarine et d’un pamplemousse pétillants vers une fleur d’oranger solaire et un bouquet de fleurs blanches savamment mariées (jasmin, tubéreuse, ylang-ylang) le tout se fondant, s’épanouissant dans des notes, peut-être un peu sages et trop fruitées ?, mais d’une infinie douceur. On songe à un Joy (1930 quand même...) sans sa rose opulente et sa mystérieuse animalité ainsi qu’au devenu classique Allure pour son fond boisé/lacté, la sensualité vanillée en moins. Exécution parfaite donc d’un floral à mes yeux pas si abstrait que cela et tellement plus engageant que Bleu ! Rien de nouveau sous le soleil Chanel mais le soleil quand même, celui dont on se réservera pour la saison froide les ultimes rayons.

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Sarah13

par Sarah13, le 5 juillet 2017 à 09:07

Bonjour à tous,
J’aimerai tellement que sorte un jour un nouveau parfum "futur mythique", qui nous fasse tous tomber sur le cul...
Visiblement ce ne sera pas celui-là !
Seule la niche trouve grâce à mes yeux en ce moment (erreur : j’ai adoré Hyperbole de Courrèges, qui m’a un peu réconcilié avec le mainstream) mais pour des prix qui sont souvent trop prohibitifs. Voyons ce que donnera ce dernier opus.

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