Havana Vanille
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Face aux sillages retentissants et aux gourmandises démonstratives qui dominent une partie du marché, plusieurs maisons renouent avec une idée plus subtile du parfum. La rédaction vous propose une sélection pour une parenthèse tournée vers la douceur et le retour vers soi, voire l’émotion.
il y a 4 jours
Oops, merci de ne pas tenir compte de la réponse ci-dessus, destinée à être postée ailleurs. Erreur(…)
il y a 4 jours
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il y a 5 jours
Oh nooooon !!! Pas l’Heure exquise ! C’est probablement mon préféré chez Annick Goutal. Mais(…)
Poudre Baroque
Le conte est bon
Potion intime
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De retour de chez mon dentiste dans un beau quartier, je suis passé devant une boutique l’Artisan Parfumeur et j’ai souhaité essayer ce parfum dont j’avais lu la critique sur cette page. Première surprise : Havana Vanille aurait déjà changé de nom pour ne pas heurter la sensibilité des cubains ! Je ne sais pas si cette explication est même un tant soi peu vraisemblable (sauf à croire qu’il y a de grands amoureux de parfums français dans la diplomatie cubaine), ni si ce parfum a été reformulé pour qu’un nouveau visage accompagne son changement d’identité. En tout cas, c’est Vanille Absolument que l’ai donc appliqué sur mon poignet.
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Je pense que, malgré toutes nos meilleurs volontés, nous sommes tous influencés par l’ensemble des facteurs non-olfactifs qui font l’identité d’un parfum. Son nom, l’esthétique de son flacon, la couleur de son jus, la maison qui le présente, la petite histoire qu’on nous raconte pour expliquer son inspiration, le "nez" qui en est responsable ... tous ces éléments ancrent un parfum dans un imaginaire qui prépare nos sens avant même la première sensation proprement olfactive. Cette modification de nom évoque pour moi non plus les odeurs des rues de Havane mais plutôt la cuisine lors de la préparation d’une crème pâtissière. La seconde surprise pour moi revêt donc la forme d’une déception : non, ce n’est pas un voyage que ce parfum m’évoque mais le vague écoeurement d’un dîner trop glouton. En espérant que cette sensation n’est pas, de ma part, la réalisation d’un préjugé pré-olfactif (« What’s in a name ? that which we call a rose / By any other name would smell as sweet »).
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Oui, en effet, je ressens le rhum dans un second temps, après ce trop-plein de vanille. L’ensemble me ferait presque penser à Spiritueuse Double Vanille par cet aspect riche, lourd, gustatif et alcoolisé. Sauf que le Guerlain me donne au moins l’impression d’avoir siroté quelques cocktails (si on voit double, c’est aussi un peu parce qu’on aurait atteint sa limite d’alcool) pour oublier l’état de mon estomac, alors que Vanille Absolument n’a rien pour détourner mon esprit de la crainte de l’indigestion.