Auparfum

IFRA 45, la saga continue

8 mai 2010, 10:42, par carmencanada

Les appréhensions du public concernent en général les produits de synthèse, soupçonnés des pires méfaits : la chimiophobie est source de beaucoup de discours négatif sur le parfum, plus accentués aux USA et dans les pays nordiques, d’ailleurs. Il est donc ironique que ce soient les matières premières naturelles qui soient le plus directement menacées par les réglementations.

Mais il me paraît difficile de mener à bien une pédagogie vis-à-vis du grand public qui dirait "tous les synthétiques ne sont pas mauvais, certains produits naturels provoquent en revanche des allergies", car on risquerait de se retrouver non plus avec une chimiophobie, mais un rejet du parfum tout court.
On se dirige peut-être vers une plus grande transparence de la part des marques sur les reformulations, ce qui serait déjà, au moins, arrêter de tromper le consommateur sur la marchandise. Encore que j’en doute.

Quel que soit le cas de figure, seuls les médias grand public, et plus particulièrement la presse féminine, pourrait alerter un public suffisamment vaste pour faire pression sur les marques, or elle ne le fera pas sans le consentement de ces marques qui sont également leurs annonceurs. Il faut donc que la décision vienne de haut (allô, M. Arnault ?), et cette décision ne sera prise que lorsqu’elle affectera les bénéfices des marques... Mais comme on vend du nouveau "produit" en espérant capter celles qui, déçues par leur classique de toujours, changent de parfum... encore une fois, cercle vicieux.

La remarque finale de Francis Thibaudeau me paraît juste. J’ai confiance en la capacité de certains parfumeurs à créer de beaux parfums même dans un cadre beaucoup plus restrictif, mais en effet, ils pourraient perdre l’option d’utiliser généreusement de belles matières et là... c’est inquiétant.

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