Les voyages teintés d’épices de la Closerie des parfums
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Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Baume d’ambre
Je remercie chaleureusement Auparfum et Valérie Madrid de m’avoir permis de tester les trois dernières créations de La Closerie des parfums.
Iris Baie rose
Je m’attendais à un iris franchement plus original… Certes, les poivres habillent la violette et le cœur floral sans fausse note en lui conférant une jolie fraîcheur ; certes, ce mariage est ensuite honnêtement soutenu par une évolution à la fois plus médicamenteuse et talquée (l’accord des facettes « térébinthe » et « poudre » est d’ailleurs assez intéressant) ; certes, les bois remplissent correctement leur rôle en fond en s’y harmonisant paisiblement. Cet iris me laisse néanmoins l’impression d’un parfum hésitant entre le désir de s’encanailler et le retour à des valeurs sûres que porte une nostalgie assez convenue.
Patchouli Baie rose
Un départ bien équilibré auquel vient rapidement s’ajouter un petit grain de folie aux accents herbacés qui n’est pas sans me déplaire. Quand la feuille de thé émerge, c’est avec pertinence, et le patchouli n’étouffe jamais cette composition, que je trouve toutefois davantage aromatique qu’hespéridée. C’est propre, sans afféterie, mais sans grande ambition non plus.
Patchouli Cannelle
Est-ce l’amour immodéré que je porte à la cannelle qui me fait préférer Patchouli Cannelle ? Bien que trop dominante, je l’accorde, elle présente là de multiples inflexions : terreuse, voire sombre, elle sait aussi se faire caressante et suave sans être pour autant trop sirupeuse. Associée à la douceur baumée de la vanille, à la couleur camphrée du patchouli et du girofle, à la finesse plus sèche du bois, elle donne un oriental séduisant, mais auquel il manque cependant un supplément d’âme : une part de profondeur et de mystère…