Coco
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C’est drôle, Coco est justement l’un de mes rares parfums à m’évoquer le « vieux », sans doute parce que je l’ai senti sur nombre de bourgeoises entre deux âges. Samsara aussi, suivant l’humeur. Je pense que cela a trait à des souvenirs d’enfance plus qu’autre chose. J’ai le sentiment de porter le parfum de quelqu’un d’autre... Spontanément, si je devais tenter de décrire une odeur de « vieux », ce serait plutôt quelque chose de savonneux, qui me rappelle le Palmolive ou le savon de Marseille, mêlé sans doute à des fleurs discrètes, peut-être du muguet.
Mon cher compagnon, qui porte merveilleusement Jicky et Volutes, déteste la violette (sauf dans Drôle de Rose, assez curieusement), accusée par lui de faire « vieux », précisément, et trouve que je sens la vieille (une faille dans sa galanterie.) quand je porte Upper Ten For Her, une liqueur de framboise assez ingénue. Par ailleurs, Monsieur estime que Coco fait jeune fille sage... Chose qui m’échappe totalement.
En résumé, je crois qu’est jugé vieillot ce qui s’est porté chez les générations précédentes, sauf par ceux qui s’y connaissent un peu plus en matière de parfums et ont conscience de l’existence de classiques, lesquels alors ont de meilleures chances de passer pour intemporels.