Mon Guerlain
Signaler un abus
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Diptyque ajoute à sa (très) coûteuse collection des « Essences » une interprétation olfactive de la plume de paon et du lapis-lazuli.
il y a 8 heures
Dans le film La Vénus électrique de Pierre Salvadori, on peut voir à deux reprises un gros flacon(…)
il y a 2 jours
Veuillez excuser deux petites coquilles en raison d un simple manque de sommeil...
il y a 2 jours
Bonsoir. Merci pour cette analyse poétique. J ai fait l acquisition il y a quelques années d une(…)
Mer brûlée
Sous tes caresses
Aquarelle poudrée
Bonjour Jeanne,
Je suis auparfum.bynez.com depuis des années et lis vos articles/brèves/critiques avec assiduité, que dis-je, je les dévore souvent avec "gourmandise". ;-)
Cependant, je ne me manifeste que rarement par manque de temps. L’avalanche de commentaires sur ce nouveau lancement m’a tout de même donné envie de réagir.
Tout d’abord, je partage tout à fait votre ressenti par rapport au désenchantement que vous pouvez parfois éprouver face aux créations de la parfumerie aujourd’hui. Je me suis également laissée aller à quelques commentaires acerbes sur certains parfums dans le passé et récemment, je n’ai pu cacher mon mécontentement face à la dernière proposition de Frédéric Malle. Et pourtant, je préfère concentrer mon énergie sur les créations qui me plaisent, me procurent de l’émotion, me font rêver, voyager, révèlent une partie de ma personnalité...Cela me semble de plus en plus difficile et les coups de gueule deviennent facile.
Mais, comme vous dites, il faut relativiser. Nous pouvons juger une oeuvre de manière absolue en faisant appel à notre ressenti émotionnel ou esthétique ou à des critères techniques cependant, in fine, il est aussi bon de juger le contexte dans lequel l’oeuvre a été publiée.
Le lancement de "Mon Guerlain" intervient à un moment où nos sommes noyés sous des litres de sucres (comme pour l’industrie agroalimentaire d’ailleurs, je ne vois pas pourquoi nous l’acceptions en alimentaire plus qu’en parfum !). Compte tenu de cet état de fait, le parfum n’est pas si mauvais que ça. Eh oui, voilà mon opinion.
Je ne suis pas vraiment une adepte des gourmands nouvelle génération qui me soulèvent souvent le cœur et provoquent des crises de migraine, mais il en existe que je trouve particulièrement agréable à porter, entre autres chez Profumum Roma. La vie est belle et Poison Girl sont définitivement à bannir de ma garde-robe olfactive, j’ai réellement une réaction de rejet violent et instinctif en les sentant, mais cela n’est pas une question d’éducation olfactive à mon sens, mais de sensibilité générale.
Mon Guerlain est joli, gourmand sans être trop dans l’overdose, plaît facilement et manque définitivement de caractère et de nuances. C’est un basique de la garde-robe olfactive "casual plus" à mon avis.
Alors oui, je suis aussi déçue (en même temps, je n’en ai pas attendu grand chose non plus) mais je ne pense pas que l’agressivité et la guerre soit la solution pour faire changer les choses. D’ailleurs, je ne pense pas que la politique Guerlain change dans le futur, au contraire.
Si j’ai envie d’un parfum plus différencié avec plus de caractère ou de subtilité, je me tourne vers d’autres marques alternatives...ce que je fais tout en continuant d’apprécier certains parfums Guerlain. Nota Bene : L’Heure Bleue qui rallie autant de suffrages ici, peut-être un parfum assez agressif parfois car son côté très poudré peut donner la nausée. Pas si subtil que ça...