Baptême du feu
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La rédaction d'Auparfum et de Nez a exploré le paysage olfactif de l’année 2025 à la recherche des lancements les plus marquants. C'est l'occasion de (re)découvrir ensemble les parfums, les marques et les événements qui ont rythmé ces douze derniers mois.
il y a 2 jours
Bonjour, Merci beaucoup pour votre message et pour l’attention que vous avez portée à mon(…)
il y a 3 jours
Bonjour ☺️ Je trouve le commentaire de Blanche Dubois sur votre article Le Top 2025, brillant(…)
il y a 3 jours
Madagascar « le parfum le plus cité (et de loin) ». Formidable. Une vanille au rhum et au cacao(…)
Verveine sereine
Rayon de musc
Adieu tirelire
Je peux tenter une explication qui sera sans doute imparfaite puisque je n’ai pas la culture des habituels rédacteurs du site et partiale puisque j’aime les aldéhydés.
Il ne s’agit pas d’une question de qualité (certains parfums aldéhydés étant très inférieurs à des chefs d’oeuvre comme le N°22 ou Calèche par exemple), mais de style.
Les aldéhydes apportent une note abstraite à un parfum puisqu’ils ne font qu’évoquer certains composant plus classiques de la parfumerie. Le 2-méthylundecanal du N°5, par exemple, a une odeur qui rappelle l’orange. Ils le rendent un peu abstrait, artificiel (ou artificieux), déstabilisant, peut être.
Il existe dans l’histoire de la parfumerie une lignée de créations aux accents emprunts de ces composés de chimie organique. Je ne citerai que Madame Rochas, Climat de Lancôme, Calandre de Paco Rabanne, Rive Gauche d’YS ou Ferre by Ferre (de Gianfranco Ferre, mais tout le monde s’en doute). Ils ont leurs amateurs et leurs opposants, mais ils se tiennent tous par un style commun, celui d’une élégance un peu froide, un peu intellectuelle (à notre époque).
Il ne manquerait plus que l’on soit tenu dans notre petit monde d’amateurs d’aimer certaines matières et en abhorrer d’autres. Je serais mal, sur ce site, sinon, vu le nombre d’afficionados de Carnal Flower et de sa tubéreuse.
Pour le reste, je dirais, comme on le répète souvent, que ce ne sont pas les aldéhydés qui sentent le savon, mais les savon qui sentent les aldéhydés.
Summum du chic à une certaine époque, il se sont vu copiés et leurs senteurs associées à des produits d’hygiène à qui ils n’ont rien volé, bien au contraire. De la même façon que le muguet de Diorissimo sent les water, Liu de Guerlain sent le savon (ou la vieille, pour les indécrottables).
Ils sont la marque d’une époque. Une époque qu’on aime parfois ressusciter comme Serge Lutens l’a fait avec La Myrrhe (d’après ce que j’ai lu, celui-là, je n’ai pas encore pu mettre mon nez dessus).
Bref, si vous n’aimez pas ça, passez à autre chose. Il y a assez de belles découvertes à faire en parfumerie pour ne pas buter de prime abord sur une note déplaisante.