Onda
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La rose bien verte fait partie des plaisirs immuables de la parfumerie. Capitalisant sur ce canon, Love is coming… Chapter II sonne comme la promesse d’un renouveau.
Hélichryse de la cinquantaine
Midi en soirée
Hors du temps
Cuir, moustache, fumée.
Onda Voile D’Extrait est si riche que j’ai du mal à trouver une image unique qui englobe ce parfum. Je retrouve votre ressenti à tous, mais j’imagine plutôt un lieu abandonné qu’un lieu vivant.
Onda c’est un petit débarras ensoleillé. Une odeur de suède provient de cette valise en cuir un peu cramée, décatie, cirée par ces baumes ultra gras qu’on trouve dans ces petites boites en métal rondes. Au dessus, suspendu à la poignée de la fenêtre un manteau en toile cirée Barbour sur lequel le soleil tape. Au fond, sur le sol en parquet ciré de la petite pièce, renversée sur de vieux journaux en bordel, le reste du pétrole d’une lampe cassée dont on aperçoit la mèche brûlée.
Dans cette poussiéreuse valise qui ne ferme plus des vieux et gros bijoux rococo en métal argenté enlacent un gros flacon de parfum au jus fleuri devenu marron et rance, qui laisse poindre quelques effluves de fleurs fanées.
Pour moi l’attaque sent le cuir et la fumée puis se dirige vers un suède doux et un bois ciré. Je passe du sec au doux, et du sale et bordélique à quelque chose d’entretenu.
Je trouve un encens brûlé piquant, j’ai une impression de fleurs blanches indéfinissable ^^ et aussi un quelque chose de médicinal, le tout arrondi par… du lait ? du santal ? Pas facile à décortiquer.
Immanquablement Onda nous projette dans une ambiance ou un souvenir, c’est un voyage dans le passé.
Onda est complexe (un peu trop pour moi) riche, époustouflant. Loin de m’indisposer j’aurais du mal à le porter. Vero Kern ne fait pas dans la demi-mesure !
(Désolé pour l’orthographe ^_-)