L’Homme Idéal
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
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La Parfumerie de niche est devenue parfois la parfumerie sans une grande majuscule . Peu de(…)
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Goutal, c’était la parfumerie d’une époque où le luxe se mesurait encore en élégance discrète.(…)
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Je suis attristée à l’ idée de ce rétrécissement radical de la gamme des parfums Annick Goutal.(…)
Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Rebonsoir Potra, c’est effectivement cet aspect de "vinaigre qui tourne" auquel je faisais référence pour décrire le fond opulent de bois ambrés présent dans ce parfum, qui me pique le nez comme un vinaigre balsamique un peu tourné. Je ne suis pas réfractaire aux baumes ambrés quand ils sont manipulés avec justesse, mais dans le cas présent, rien ne l’est, ni le corps ultra coumariné emplit d’amandes de cet Homme Idéal, ni le fond ultra ambré vanillé qui l’enveloppe. Au premier abord, je suis à peine capable de sentir l’esquisse d’une bergamote ni même d’une fleur d’oranger plus de quelques minutes, pourtant on sent qu’ils sont là, peut-être sous forme de confiture, comme s’ils ne voulaient pas révéler leurs identités respectives et préféraient se terrer derrière ce lit d’amandes. On sent l’envie, la bonne volonté de Thierry Wasser de transmettre un message propre tantôt de gourmandise, tantôt de romantisme, mais la réussite n’y est pas, au final les inflexions des notes se mélangent à l’unisson pour venir mourir dans un tourbillon sucré. Ce serait donc à sa que doit ressembler l’Homme Idéal du 21e siècle, un homme tourmenté, contradictoire, imposant, qui n’a d’écoute que de lui-même, une gourmandise capricieuse d’homme-enfant en quelque sorte... Bonne soirée.