Episode 10 - Tout feu, tout flamme...
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Une distorsion réussie, qui respecte l’esprit du mythe tout en lui ouvrant une voie nocturne inédite pour les chanceux qui pourront se l’offrir.
il y a 12 heures
Bonsoir Blanche, c’est génial, allons-y ! :) N’hésitez pas à me contacter pour échanger.(…)
il y a 12 heures
Il y a plusieurs versions du flacon, en porcelaine de Limoges émaillée blanc , en porcelaine(…)
il y a 12 heures
Bonjour Kismi, Effectivement, j’ai créé une mélodie pour Lilith, une data-sculpture, unique au(…)
Rhubarbe sous acides
Mer brûlée
Sous tes caresses
Merci à tous deux pour ce bouquet final... et question pour Newyorker. Tu parles de 1870 comme date de sortie du premier Cuir de Russie de Guerlain. Celle que j’ai est 1875. L’année ne m’est pas indifférente car je viens de rédiger deux textes sur l’histoire des parfums "cuir", l’un pour un magazine, l’autre pour un catalogue d’exposition. Si tu as une source sûre, j’ai encore le temps de rectifier !
Par ailleurs : la naissance du cuir comme thème de parfum à porter est-elle forcément liée à la cour impériale russe ? Le traitement des cuirs "à la russe" était très en vogue en France au XIXème siècle, et ne correspondait plus forcément à celui des bottes cosaques qui l’avaient initialement inspiré... Septimus Piesse en livre une recette (pour le cuir, pas en parfum alcoolique) dès 1857 — même si cela ne contredit pas forcément un souhait, chez Guerlain, de faire sa cour aux tsars. L’odeur était suffisamment appréciée pour qu’un certain nombre de parfums à porter apparaisse dès les années 1870.
Tu te demandes aussi comment une élégante des années 30 aurait pu porter un truc aussi brut et goudronneux, mais encore une fois, comme tu le sais il existe suffisamment de Cuirs de Russie — à la louche, une quinzaine sortis entre 1920 et 1940, sans compter les cuirs qui ne portent pas ce nom — pour supposer que cet emblème olfactif de l’émancipation féminine, même si ce n’était pas le plus facile à assumer, avait son public.
Ou alors, était-il proposé aux hommes, qui portaient alors le cuir de Russie depuis plusieurs décennies ? Même si ce marché-là était très peu développé à l’époque, on sait que Guerlain avait déjà au catalogue son Mouchoir de Monsieur, ainsi que, précise Élisabeth de Feydeau, des parfums étant explicitement référencés comme "pouvant plaire aux hommes"...
Voilà ! Plutôt des interrogations que des réponses...