Auparfum

La Panthère

10 mars 2014, 21:37, par Patrice

Bon, alors rentrons dans le vif du sujet. La critique pure...
 
En gros pour moi, la tête fruitée juteuse est très bien faite, mais à la limite du too much. Ca tient à peu. Disons qu’ils sont ultra lissés, peut être un poil trop proche du synthétique. Bien trop clairs, bien trop parfaits. Il leur manque ces aspérités qui les rendrait naturels. Ils me semblent à la limite du plastifié.
Par contre, j’aime le gardénia terriblement bien enrobé dans les fruits, et qui perdure même jusqu’à la fin, tout en restant discret, qui se dévoile sans se montrer entièrement, et en gommant ses notes les plus difficiles alors qu’on le connait d’habitude en solinote ou comme une fleur hystérique à la manière d’une tubéreuse survoltée (bien que j’ai senti un effet lacté-cramé sur ma peau, et même une note de champignon, qui caractérise cette fleur, validée par Opium et Jicky en live hier soir). Je sent pointer une touche de cashmeran qui sert à appuyer les notes moussues qui percent déjà.
Une note sucrée appuie l’accord fruité et rend l’accord floral plus suave. Attention, c’est pas un parfum sucré ou gourmand, je ne dis pas ça. C’est un aspect. Pour ne pas trop froisser les grands adorateurs de la nouvelle féline, j’emploierai le terme de "suc", comme le suc d’une fleur, une eau sucrée, un nectar quoi ! Mais pour moi, cette note est bel et bien présente.
 
Je trouve le twist qui s’opère alors, en faisant pencher cette envolée fruitée juteuse et appétante vers une rose chyprée moussue toujours ornée de notes lactées, fleurs blanches et solaires, épicée et patchouli très 80’s, vraiment intéressant. Je crois que c’est ce que je préfère dans ce parfum.
 
La Panthère sent la maman. C’est rassurant, floral, opulent mais tout en douceur. Le parfum est très racé, offre un sillage doux, diffus mais signé, avec du caractère et est très reconnaissable. Cependant, le petit problème, c’est que quand on le porte, on ne le sent pas !
 
Mais en tous cas, ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu quelque chose d’aussi profond, construit et intense en parfumerie mainstream féminine. Qui tient de bout en bout sans s’effondrer dans le musc ou dans le fond ambré, vanillé ou boisé sans âme et sans signature. Et comme on se le disait hier avec Jicky et Opium, La Panthère EST un Chypre moderne et mérite cette appellation juste, alors que tous les ignobles trucs sucrailleux qui sortent actuellement ne méritent que le sobriquet de "patchoufruit" !

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