Oud, ami ou ennemi ?
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L’artiste Noémie Rocher a créé sa marque Noziglia pour explorer les correspondances entre le travail de création du peintre et celui du parfumeur.
il y a 4 heures
Florentina , un bien joli nom pour un bien joli parfum , plein de délicatesse au départ frais et(…)
hier
Je n’aime pas ramener les choses à cette notion d’argent pourtant très terre à terre , surtout(…)
il y a 2 jours
Habanita, Je ne reviendrai pas sur la description si pertinente et juste ( comme d’habitude) de(…)
Cuba libre
Poudre Baroque
Le conte est bon
Je rattacherais plutôt la vague du oud actuel à la tendance lourde "boikipik et qui diffusent à mort" de la parfumerie masculine actuelle. Moi aussi, parce qu’il est mis à toutes les sauces le oud m’agace prodigieusement et j’ai tendance à lever les yeux au ciel quand je vois un énième oudkekchose.
Mais je dois reconnaître que la matière en elle-même est passionnante. Quelle claque de pourriture, d’animalité, de croute de fromage séchée dans la poubelle ! En effet ça rappelle la puissance de la civette ou du musc animal. Les facettes en sont multiples, c’est riche et puissant, bref ça me semble parfait pour donner la profondeur qui manque tant aujourd’hui.
J’admire le travail qu’en a fait Mona di Orio. Son Oud est somptueux, fin, tout à fait portable, chaleureux et sensuel avec ses notes baumées et animales, mais pas du tout caricatural. J’en ai quelques ml que je porte de temps en temps, avec vénération (vu le prix je ne suis pas prête de pouvoir m’en offrir un flacon). Et puis j’aime aussi Oud for love, de The Different Company : il me fait penser à un Attrape-coeur qui se serait envoyé le palefrenier en douce, à même la paille humide de l’écurie.