Oud, ami ou ennemi ?
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
hier
Merci beaucoup ! Je suis actuellement à l’étranger pour quelques mois, je n’ai pas de testeurs(…)
il y a 2 jours
Bonjour, Sans aller jusque là tout de même. Un ressenti par 35 degré... C’était aussi un appel aux(…)
il y a 2 jours
Bonjour, l’EDT serait mieux que l’EDP actuel ?
Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Je rattacherais plutôt la vague du oud actuel à la tendance lourde "boikipik et qui diffusent à mort" de la parfumerie masculine actuelle. Moi aussi, parce qu’il est mis à toutes les sauces le oud m’agace prodigieusement et j’ai tendance à lever les yeux au ciel quand je vois un énième oudkekchose.
Mais je dois reconnaître que la matière en elle-même est passionnante. Quelle claque de pourriture, d’animalité, de croute de fromage séchée dans la poubelle ! En effet ça rappelle la puissance de la civette ou du musc animal. Les facettes en sont multiples, c’est riche et puissant, bref ça me semble parfait pour donner la profondeur qui manque tant aujourd’hui.
J’admire le travail qu’en a fait Mona di Orio. Son Oud est somptueux, fin, tout à fait portable, chaleureux et sensuel avec ses notes baumées et animales, mais pas du tout caricatural. J’en ai quelques ml que je porte de temps en temps, avec vénération (vu le prix je ne suis pas prête de pouvoir m’en offrir un flacon). Et puis j’aime aussi Oud for love, de The Different Company : il me fait penser à un Attrape-coeur qui se serait envoyé le palefrenier en douce, à même la paille humide de l’écurie.