Iris Ukiyoe, une Hermessence tourne au violet
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Une distorsion réussie, qui respecte l’esprit du mythe tout en lui ouvrant une voie nocturne inédite pour les chanceux qui pourront se l’offrir.
il y a 16 heures
Bonjour Adina76, Désolée pour la réponse tardive, je viens peu par ici depuis quelques temps.(…)
il y a 16 heures
Bonjour Nez Inexpert, Pour ma part, j’ai bien aimé. Enfin bon, les goûts et les odeurs...(…)
il y a 1 semaine
Je suis dans ma période tilleul floral (peut-être en réaction opposition à la tendance gourmande).(…)
Rhubarbe sous acides
Mer brûlée
Sous tes caresses
Un monde flottant dessiné à l’aquarelle.
Une fleur d’iris épurée dans un violet diluée, une beauté gracile et fragile. Elle se reflète dans l’eau ondoyante d’un lac au cœur d’un jardin japonais.
Un haiku dit par une geisha.
La geisha en question à la peau couleur de neige, aux lèvres rouges et regard mystérieux est revêtue d’un kimono de soie aux motifs aquatiques, de magnifiques nénuphars à peine éclos sur lesquels des perles de rosée brillent au premier rayon du soleil. Des petits poissons nages tranquillement dans ce décor aquatique. La geisha est debout face au lac au milieu de ce jardin aux formes épurées, elle nous tourne le dos puis dans un mouvement lent tourne la tête et nous regarde, dans ses yeux se reflète toute la grâce et la beauté de ce monde entre ciel et terre qui l’entoure. Elle tient dans la main une fleur d’iris mauve qu’elle porte à son nez. Une brise se lève, agitant les iris au bord du lac dans un léger bruissement. Le parfum subtil et évanescent se mêle à l’odeur de l’eau. La geisha ferme les yeux, le temps s’arrête. Lentement elle s’allonge sur la pierre noire au bord du lac et laisse glisser sa main dans l’eau fraîche. Un rayon de soleil apparait, le parfum se réchauffe lentement, s’évapore. Les couleurs se floues se mélange dans une aquarelle de bleu et de violet qui s’estompe pour finir par disparaitre.
Un sentiment de légèreté, de zen, d’harmonie. Un léger sourire aux lèvres. Ce conte éphémère, d’une grande poésie, est pour ma mon hermessence préféré. Un air d’innocence et de douceur, rassurant.
Un conte à aimer, un conte à partager.
L’art de Jean-Claude Ellena, de faire naitre de la simplicité et de l’épure, une complexité étonnante. L’art de nous mener par le bout du nez.