Womanity
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À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
hier
Pas très rassurant tout ça. Mon flacon d’Après l’Ondée sera bientôt vide, je vais sûrement en(…)
Gardénia de haut en bas
Bonbon solaire
Faits et zestes
Bonsoir,
J’ai enfin trouvé le temps de rendre visite au Nocibé voisin pour tester les deux grandes nouveautés du moment : l’intrigant Womanity, et le très attendu Bleu.
Galanterie oblige, les dames d’abord. Je donne là, je crois, mon premier avis sur un parfum féminin (non, pardon, peut-être le deuxième après Opium). La (tout juste aimable) vendeuse me tend la mouillette (zut je n’ai pas pu voir le flacon - apparemment superbe - qui est planqué derrière le comptoir de caisse), en m’annonçant "c’est sucré-salé". Hum, la demoiselle a bien retenu la leçon. En effet, je détecte immédiatement la note salée, et ça s’explique. Désolé de partir dans des considérations bassement gastriques, mais qui a - ou a eu - des soucis intestinaux me comprendra. La première sensation m’évoque irrémédiablement l’odeur de l’épouvantable boisson que l’on doit ingurgiter à coup de 4 litres la veille de passer une gastroscopie. Une espèce d’eau salée infâme qui peut s’aromatiser à la vanille. Mais l’incroyable dans tout ça, est qu’alors que certains arômes de vanille on depuis un effet répulsif sur moi, l’odeur dégagée par ce premier jet m’est plutôt agréable. Je suis même plutôt déçu de voir débouler trop rapidement le sucre. Celui-ci se montre puissant, fruité, tenace, et petit à petit, "l’huître salée" s’efface au profit d’un cocktail de fruits qui me rappelle le diabolo à la grenadine. Je cherche désespérément mon "huître" mais ne la trouve plus. Et là je m’interroge : par quel miracle est-il possible de préférer "l’eau salée gastrique" au "sirop de grenadine" ? Les voies de l’odorat sont parfois impénétrables.
Depuis maintenant une heure je « sniffe » et « re-sniffe » ma mouillette et note une évolution intéressante de Womanity. Mon huître fait petit à petit son retour, timide, feutrée, mais bien présente. L’effet sucré-salé est bien là, même si je trouve le sucre trop présent... pour l’instant (car semble-t-il, comme pour Angel, l’empreinte de Womanity est interminable).
Au final, je dirais que Womanity est un parfum qui sans révolutionner le genre, mérite d’être saluer pour son audace et son originalité, à l’heure où la plupart des parfumeurs cherchent à trouver l’odeur qui plait de suite, au détriment du fond et de l’évolution.
Passons maintenant à Bleu... (critique sur "100/sans citron...).