Avignon

par Opium, le 10 juin 2014
Salut Lucasdries.
Merci pour ton retour et, nous sommes d’accord avec toi, Jeanne, d’autres et moi, Comme des Garçons est une marque presque indispensable tant ses créations sont malines et bien fichues (surtout dans les séries que tu cites auxquelles j’ajouterai les parfums Series 6 Synthetic, insupportables pour certains, mais qui creusent le trait d’une parfumerie contemporaine expérimentale).
A propos de Kyoto, c’est un bel encens qui aurait presque un rayonnement assez floral, même s’il n’est pas floral à proprement parler, si je me souviens bien ; assez rayonnant et solaire, lumineux et scintillant pour un encens, plutôt marqué par ses notes boisées qui créent parfaitement le rayonnement méditatif propre au bouddhisme et shintoïsme qu’il est censé représenter. J’avais oublié quel culte il représentait. Pourtant, en le sentant, c’est une sorte de contemplation que j’ai ressentie ; la sensation de zénitude et de sérénité en émerge parfaitement.
A propos de la question posée plus haut à propos de Zagorsk, je dois bien admettre que je m’en souviens peu même s’il m’avait plutôt plu. Je crois qu’il était en troisième position chez moi. Mais, il n’y a pas un encens de cette série que je déteste. Malgré tout, je me souviens bien surtout d’Avignon et de Kyoto.
A propos de l’indisposition ressentie, je me demande si les notes acérées de l’encens, en sus de l’allergie, ne créent pas ce sentiment d’indisposition évoqué.
J’ai utilisé dernièrement le gommage Ushuaïa Savon Noir et Eclats de Noix d’Argan et, en fait, j’y détecte une facette métallique boisée acérée que je situerai entre aldéhydes métalliques et encens froid acéré également. Or, si le gommage est efficace, lors du premier usage, il m’a fait rougir intensément sur le visage (Allergies, bonjour !) et m’a fait serrer les mâchoires ; lors de son application jusqu’à après le rinçage, j’ai les mâchoires contractées et sensibilisées, comme chez le dentiste. C’est étrange.
Mais, je ressens cela également avec certains encens très métalliques, froids et glaçants, dont, un tout petit peu Bois d’Encens. C’est comme si mon système de mise en alerte était activé.
Que ce soit par les notes métalliques qui signifient le danger ou par évocations inconscientes d’un passé en partie oublié, je ne sais pas ; mais, peut-être y a-t-il ici un début d’explication sur cette hyper-sensibilité à Avignon...
C’est dingue comme, un encens, peut déranger certaines personnes alors que d’autres sont totalement indifférentes.
La seule matière qui clive autant, mais pas du tout pour les mêmes raisons, c’est la tubéreuse. Ces deux matières ont pour point commun d’être adorées ou détestées avec peu de réactions pondérées, jamais en juste milieu.
En espérant avoir été un peu utile... ;-)
Lucasdries, à bientôt.
Opium
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