Les nombres d’or - Oud

par Opium, le 19 octobre 2012
Bonsoir Jicky.
Merci pour ce bel article.
Tu es de plus en plus clair et limpide, à l’image de ce oud dont tu analyses parfaitement l’esthétique.
J’apprécie, tout particulièrement, l’analyse trans-culturelle que tu fais du traitement par Mona di Orio de cette matière. Son Oud est bien "altier", il a bien quelque chose de presque "sacré". Et, surtout, dans le traitement moderne qu’elle fait de la matière, décomposée avant d’être reconstituée, d’une manière autre qu’on ne s’y attendrait, comme souvent chez elle, il y a bien, malgré tout, le corps du oud, ce qui fait la richesse réelle de cette matière. Ici, le oud est fondu dans la composition. De la même manière que son Vétyver rend un aspect parfaitement associé, lié et fluide de la matière dans le parfum du même nom.
D’autres, dans un traitement moderne récent, ont souvent trop "nettoyé" la matière pour qu’on parvienne à la ressentir encore réellement. Dans ces cas-ci, la matière semble juste servir d’argument commercial plutôt qu’être une réalité concrète sensible dans le tout formé par la fragrance (et permet ainsi de "justifier" une augmentation des prix déraisonnable autrement, sujet traité par les premiers intervenants justement).
Là, il y a l’épaisseur, le volume et la densité du oud. Sans avoir à "subir" les effets collatéraux de la matière : "biquette", "crottins" et autres délicatesses.
"Abstraites et maîtrisées", telles semblent bien être les notes animales ici. Tel, également, semble être ce oud (dans sa globalité, note animales parmi d’autres), que, comme toi, je "vois" ("sens) bleu turquoise et noir, moins "marron" que dans des traitements plus "naturalistes" et "brutalistes" de la matière. ;-)
Merci pour cet article, pointu, intelligent, mais accessible. ;-)
Tu m’as bien fait rire aussi en début d’article : "... darling..." ! :-p
Bonne soirée.
Opium
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il y a 21 heures
Hmmm… vraiment merci