Spice Bomb

par Opium, le 21 janvier 2013
Re-Bonsoir Mayer.
Toute une frange des rayons chez Sephora devrait aujourd’hui être interdite aux diabétiques, près de la moitié du rayon des féminins, et, effectivement, quelques masculins. ^^
Disons que Spicebomb, à l’image de Flowerbomb, use d’un intitulé qui n’est pas tout à fait à la hauteur de la réalité. Si Flowerbomb est surtout une "bombe de sucre" plutôt que "de fleurs", Spicebomb est, lui, plutôt une "bombe de benjoin vanillé tabacé" plutôt que "d’épices", c’est vrai.
A côté de Bang, Poivre Samarcande, Paprika Brasil, Poivre Piquant, Piment Brûlant, Safran Troublant, Femme, L’Eau d’Hermès, L’Autre et quelques autres encore, il fait un peu "p’tit joueur" à côté de ces tours de moulin et pincées de cumin à odeur de sueur. Mais, je dois me faire trop "nichu" car, des amis qui l’ont testé, m’ont dit, eux, "Pouah, c’est très épicé et fort !". Comme quoi, comme toujours, l’appréhension est très personnelle...
A propos de l’aspect "sucré", je suis tout à fait d’accord. UnE amiE l’a, par ailleurs, acheté pour elle.
Il faut avouer que Spicebomb est vraiment très proche de Ambre Narguilé, et son tabac aromatisé qui sent la tarte aux pommes, le strudel à la cannelle et autres fruits compotés. Avantage du parfum sorti récemment, il est plus "aérien" et "reste moins sur l’estomac" que l’Hermessence. Qui aurait pensé qu’un parfum de Jean-Claude Ellena puisse être "lourd"... ^^
En outre, Olivier Polge, le "papa" de Spicebomb, est également le créateur de Dior Homme et de Midnight in Paris, masculins qui, déjà, exploraient les territoires gourmands avec intelligence.
Il est possible que pour le commentaire de l’intervenant précédent, ce soit l’aspect boisé et, malgré tout, assez épicé, qui ait rappelé Opium pour Homme ; plutôt qu’une proximité de forme olfactive, un état d’esprit et l’usage de certains types de notes (épicées) plutôt que les notes mêmes peut-être.
De nombreux amis (dont une, donc...) l’ont acheté depuis un an et, j’avoue avoir eu beaucoup de plaisir à le sentir en sillage. Il est mutin, taquin, il se rappelle au nez avec espièglerie, plutôt comme des parfums féminins. Mais, les parfums masculins d’aujourd’hui sont, déjà depuis des années, tellement "androgynes" par rapport aux boisés et aux fougères de barbier ayant été les références jusque dans les années 80. Les parfums féminins se font tellement gourmands, et sucrés, voire bien écœurants, qu’il aurait été étonnant que ces territoires ne soient pas exploités chez ces "messieurs". "Vive l’égalité des sexes ! ;-)
Mais, ce "saupoudrage" qui, souvent, m’exaspère, parfois, me séduit, quand il est fait avec intelligence ; cela est, me semble-t-il, le propos ici.
Allez, zou, trois étoiles pour ce joli "parfum-presque-dessert"...
Mayer, à bientôt.
Opium
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