Tubéreuse Criminelle

par Doblis, le 28 novembre 2014
Tubéreuse Criminelle, pour moi, serait l’équivalent de "Le Cri" d’Edvar Munch en peinture. Evidemment, ça ne peut plaire à tout le monde...
Quand on le découvre pour la 1ère fois, on se dit "hummm une tubéreuse, forcément un parfum capiteux à souhait, très "cocotte" qui va m’en mettre plein les narines !"
Et là, la baffe ! Rien à voir.
C’est du camphre à plein nez, extrêmement médicinal, dérangeant.
Mince, on ne s’y attendait pas à celle-là...
Du coup, comme un cafard, une mouche ou un moustique, on reste flitoxé au sol, Baygonnisé vert ou jaune selon qu’on est un insecte qui fait "crcrcr" ou "bzbzbz", paralysés, dans l’expectative ! Arghhh traitre de Lutens !
Sauf que forcément, moi, si ça me dérange, j’y reviens pour essayer de comprendre.
Je n’ai jamais craqué pour ce parfum parce que je ne suis pas certain de pouvoir le supporter en fait. Mais j’aime le sentir régulièrement.
Pourtant je porte des parfums tout aussi dérangeant comme Rien d’Etat Libre d’Orange, Poivre de Caron ou Peau d’Espagne de SMN.
Ce sont des parfums que je classe dans la même catégorie, ceux qui permettent de se créer une bulle de tranquillité car ils imposent une certaine distance à votre entourage.
Je trouve son évolution assez lente et linéaire. Le coté médicinal ne quitte vraiment jamais ce parfum. Il faut avouer que ça a du charme, une certaine rigidité. J’aimerais beaucoup le sentir sur une personne passant devant moi dans la rue.
Autre parfum où la tubéreuse est aussi exploitée par son coté camphré, mais avec une certaine sourdine quand même : Fragile de Gaultier.
Beyond Love/Prohibited de By Kilian possède aussi en sourdine ce coté camphré mais une grosse tubéreuse opulente le surpasse, le cache.
Fragile est plus accessible que Tubéreuse Criminelle, mais si on aime ce coté froid de la tubéreuse, mieux vaut opter pour la version de Lutens qui joue à fonds le coté vénéneux.
Opium, merci pour cette excellente comparaison cinématographique. En musique de fonds, je verrais bien Poison de Jay-Jay Johanson.
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