Auparfum

Parfum et musique : accord parfait ou dissonance ?

Jeanne Doré

par Jeanne Doré, le 19 mars 2011

C’est marrant, quand je pense à un parallèle entre parfum et musique, j’imagine plutôt des associations entre parfumeurs et compositeurs.

 

Ellena, et sa parfumerie épurée, minimaliste et répétitive, c’est du Steve Reich ou du Philip Glass.

 

Francis Kurkdjian, c’est un Chopin, il signe des parfums fougueux, romantiques, sensuels, techniquement complexes, mais aussi de la grosse artillerie qui flatte les oreilles et qui plait aux foules (Le Mâle).

 

Roudnitska, c’est du Satie, ou du Bartok, c’est pointu, froid, mais sensible et cela peut quand même plaire à un plus grand nombre tellement c’est beau (Eau Sauvage=Gymnopedies ?)

 

Les Mozart de la parfumerie, il y en a plein, ce sont les Ropion, Cresp, Cavaillier et Morillas, les petits génies créatifs à la production intensive, qui ont signé les gros "hits" du marché (Angel, CK One, L’Homme YSL...) mais qui sont aussi les auteurs d’une parfumerie plus emotive et personnelle quand on leur donne le choix (Le Feu d’Issey, M7, les Frederic Malle...)

 

Serge Lutens et Christopher Sheldrake ont inventé un style, intimiste et harmoniquement novateur, comme a pu l’ être le Jazz New Orleans de Duke Ellington, Gershwin, ou même le Bebop de Charlie Parker, ou de Dizzie Gillepsie.

 

Jacques Guerlain, vous l’aurez deviné, c’est bien sûr Debussy. Presque contemporains, ils ont tous deux constitué une rupture avec ce qui ce faisait dans leur domaine, à travers une conception nouvelle de leur art, et des oeuvres à l’écriture colorée, nuancée, sensorielles, qui laisseront derrière elles un héritage et une influence inégalés...

 

Et vous, avez-vous d’autres associations ?

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