Le Cri de la lumière

par Petrichor, le 21 septembre 2018
Ah oui, 28 la pausa, très bonne comparaison ! Je crois que c’est le parfum qui se rapproche le plus du cri de la lumière, si on ne l’a pas senti.
Sauf que le cri de la lumière réussit à confier une puissance et une ténacité à l’accord, mais y perd du rendu naturel de l’iris.
J’allais dire "je préfère mettre plus de 28 la pausa, que cri de la lumière" mais c’est faux, car mon nez devient très vite anosmique à l’iris de 28 la pausa. Graindemusc avait le même problème.
C’est peut-être ça le secret de l’histoire :
Certaines personnes seraient vites anosmiques à un ingrédient "iris" de cri de la lumière, et privée de la beauté de cette composition ?
C’est bizarre les histoires d’intensités.
Plus bas on parle du no18, qui est écoeurant pour S9 alors qu’elle aime l’ambrette. Peut-être parce qu’on cherche à trop mettre de no18. C’est une rose faite pour être pimpante pétillante et discrète au début. C’est comme une jeune femme sagement apprétée (savonnée, coiffée, coup de laque). L’ambrette est "alcool de poire" et aigrelette en tête, puis longtemps après elle se réchauffe se façon très érotique. L’ambrette prend alors les notes fruits rouge de certains grain de café torréfié, en duo avec la fève tonka, (et une odeur de sueur d’aisselle propre). On retrouve la même fille complèment décoiffée, riant sous la couette.
Je suis en train de tester "l’eau du ciel" de Goutal. Je me suis même dit "Si Après l’ondée existait en EDP ce serait l’eau du ciel". (Il y a plus de néroli, mais sans l’accord oeillet, sans l’anis. Il y a beaucoup d’iris, prolongé par du miel. La qualité des matières premières est topissime. Pour défaut, sur la peau, l’effet final est un accord magnolia trop proche du parfum des lotions pour bébés et leurs couches -agréable mais ultra reconnaissable-. Il y a aussi une odeur de crème solaire (à cause de salicylates ?) qui fait sortir là-aussi le parfum de la parfumerie fine dans le resenti de l’inconscient collectif..
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