Auparfum

Le Cri de la lumière, le chypre brillant de Parfum d’Empire

par Belle du seigneur, le 19 février 2018

Sublime.
Il a effectivement une ouverture éclatante, presque stridente (aldéhydes ?) : il y a quelque chose de métallique, et un effet "alcool de poire" qui le réchauffe. Ce qui m’intrigue, c’est que si je sens bien la rose et l’iris, je ne saurais dire comment ils apparaissent. Voilà, il y a quelque chose qui me fascine dans la structure de ce parfum, au-delà de mon plaisir olfactif premier. Seulement, je n’ai vraiment pas les connaissances suffisantes pour arriver à mettre des mots sur cette structure.
Le parfum a une excellente tenue (plusieurs jours sur les vêtements), et pourtant, parfois, dans la journée, il m’échappe. Non qu’il ait disparu : mais il m’arrive de le sentir comme un mirage, comme un voile un peu vaporeux et pourtant complètement présent.
Etonnamment, aussi, il me fait penser à Portrait of a lady, mais en version lumineuse (oui, bon, l’adjectif est facile), avec quelque chose de la parfumerie BCBG des années 70, là où Portrait joue sur quelque chose de sombre, de lourd, d’épaisseur orientale. Donc, a priori, impossible de rapprocher les deux. Du coup, je me suis dit que j’étais folle.
Mais... J’ai ensuite acheté Le Cri de la Lumière, je l’ai porté, et... A peu près tous les gens que j’ai croisés, qui connaissaient Portrait, m’ont demandé si ce n’était pas ce dernier que je portais. Il y a donc bien quelque chose, mais quoi ?
Serait-ce la rose ? Pourtant il me semble qu’elle est si différente dans les deux parfums...
J’ai fait l’hypothèse selon laquelle ce serait quelque chose dans sa structure (chypre) qui les rappelle l’un à l’autre ; ce qui serait drôle parce que cela signifierait que beaucoup de personnes sont plus sensibles à la structure d’un parfum qu’ils n’en sont eux-mêmes conscients.

Peut-être serait-ce plus simplement leur projection, la manière qu’ils ont, tous les deux, de se développer comme une aura autour du porteur, un peu comme La Panthère... Mais cette projection a-t-elle ou n’a-t-elle pas quelque chose à voir avec ladite structure ?

Et je lui trouve vraiment "quelque chose" de très différent des autres parfums de Marc-Antoine Corticchiato (mais il y a, quand même, l’évocation de grands classiques réécrits, réinterprétés de manière très moderne, que je retrouve).
En tout cas, à la manière de L’Heure Fougueuse qui m’a ouverte aux parfums "verts", Le Cri de la Lumière m’a donné une clef pour les iris, en plus de l’extrême plaisir que j’ai à le porter (et des autres à le sentir : il est très remarqué) ; alors pour tout cela, un grand merci.

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