Parle moi de parfum

par Duolog, le 5 novembre 2018
Tombé par hasard sur la boutique Parle moi de parfum dans le Marais, je n’ai pas été déçu de ma visite. Un accueil charmant, le plaisir de pouvoir sentir certaines matières premières et bien sûr, de beaux parfums.
Je devrais prendre le temps de tout explorer, mais certains parfums ont déjà retenu mon attention, parfois du fait d’une impression de familiarité inattendue... Il faut dire que je me suis présenté à la vendeuse comme ayant des goûts plutôt classiques, ce qui nous a tout de suite éloigné des Guimauves de Noël (charmantes au demeurant).
Premier coup de nez à Orris tattoo : un soliflore (ou doit-on dire soliradice pour ces rizomes ?) iris, quoi de mieux pour lancer le débat ? L’aspect froid de la carotte est bien là dès le départ, puis l’odeur caractéristique de l’iris se développe (approfondi je pense par un peu de santal comme dans Iris Silver Mist, la vendeuse a nié mais je maintiens...) et... tiens donc... je crois reconnaître un vieil ami... C’est l’Eau de Narcisse bleu qui se dessine bientôt, moins sèche, plus iris, toujours poudrée, joli jus.
Place à Woody Perfecto : vétiver, café ? C’est une version plus charnue du Vétiver Tonka de toujours JCE qui se présente immédiatement, c’est très beau, pas complètement inédit mais qu’importe...
Milky Musk m’a semblé le point d’orgue de ce parcours dont la priorité n’était pas l’originalité : c’est le santal qui saute au nez, accompagné de sa presque traditionnelle figue, bref ça ressemble à s’y méprendre à Santal 33 de Le Labo. Sauf que je n’aime pas vraiment Santal 33 et que ce Milky Musk m’a beaucoup plus séduit, tout en rondeur qu’il est, jamais sec, jamais agressif, laiteux sans être écœurant...
Consciemment ou pas, Parle moi de parfum propose un certain nombre de "remix" dont la qualité n’a pas à rougir de celle des originaux. La priorité semble avoir été la qualité des matériaux et la justesse de l’assemblage (mis en avant dans la communication par le nombre d’essais réalisés, indiqué par un numéro suivant le nom du parfum, comme chez Le Labo où est indiqué le nombre de matières utilisées), c’est-à-dire des propositions tout de même intéressantes pour parler de parfum !
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
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Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
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C’est un parfum que j’ai porté toute l’année 2015, j’en garde un très bon souvenir. Il sent très bon,(…)