Le 15

par Adina76, le 26 avril 2019
Ce 15, je m’en suis vaporisé le cou ce matin, sans aucune information prise à son sujet. La rencontre s’est donc faite l’esprit et les narines vierges de tout a priori. J’avoue que les notes de tête ne m’ont guère parlé. Plus honteux, je n’ai pas su mettre le moindre nom sur ce fumet aux notes plutôt piquantes et astringentes. Je le reconnais : ce n’est guère aimable, ni futé, mais c’est ainsi. L’évolution assez rapide de ce jus m’a rapidement conduite en terres plus connues : une verdeur acide qui m’évoque Nuit de Bakélite et Tubéreuse vertigineuse qu’Ana m’a permis de découvrir et que je remercie. Oui, c’est donc cela que je sens : une tubéreuse travaillée de façon très contemporaine, c’est-à-dire privilégiant des notes végétales vertes, acidulées et même amères. Ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. En ce qui concerne la tubéreuse, je la préfère solaire, florale compagne du jasmin, comme les années 80 ont su tant en produire, pas toujours raffinée mais florale avant tout et puissante. Revenons au 15 : pour moi, c’est donc une tubéreuse, bien peu féminine, brute de fonderie comme un bois frais synthétique. Aigrelette même comme une sauce vinaigrette d’où surgissent parfois des notes goudronnées évoquant l’huile d’argan. Bigre : un parfum qui me donne l’impression d’être une salade ! Vexant ... Le jus évolue peu dans le temps et pour tout dire, la senteur me parait vite lassante et ténue. Qu’elle n’a pas été ma surprise de lire son descriptif ! Aucune tubéreuse, des agrumes en tête mais surtout des bois, de l’encens, du vétiver. Je le dis tout de go : je ne sens pas grand chose de tout cela. Vaguement une note d’encens, mais aucune facette lactée. J’imagine le vétiver plus que je ne le sens vraiment. Quant à sa concentration, elle me laisse aussi songeuse. C’est la première fois que je me revaporise dans la demi heure qui a suivi. Alors pour une haute concentration, cela laisse à désirer. Mais vu le plaisir que m’apporte la fragrance, c’est sans doute mieux ainsi. N’ayant aucune aspiration à sentir la laitue, je passerai mon chemin.
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Aldebaran - Marc-Antoine Barrois
Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
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il y a 2 semaines
Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
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C’est un parfum que j’ai porté toute l’année 2015, j’en garde un très bon souvenir. Il sent très bon,(…)