No. 4711
par Anne, le 14 décembre 2014
Mon premier contact avec cette eau de Cologne fut...visuel : flacon or et turquoise trônant sur la tablette de salle de bain de mes grands parents, dans la maison familiale au bord de mer. Dans mon imagination de gamine de 6 ou 7 ans, ce ne pouvait qu’être un élixir magique, à l’image de notre maison "belle époque" qui offrait tant de recoins mystérieux et propices à mes jeux.
Je n’ai ouvert un flacon de 4711 que 10 ans plus tard, curieuse de ce qu’il allait révéler. Bof... Après une aventure pleine d’énergie avec l’Eau Sauvage je ne perçus que fadeur et "odeur de vieux". Mes grands parents avaient disparu, la maison avait été vendue et la turbulence de l’adolescence avait fait fuir les magiciens.
Et puis, encore quelques années (et enfants...) plus tard, nouvelle expérience, grâce à un échantillon offert par ma pharmacienne.
Je me souviens que l’on tambourinait à la porte de la salle de bain (maman, on veut rentrer...pourquoi tu fermes...). Je sortais de la douche, ignorant les récriminations de mes lascars quand l’envie me prit de me frictionner avec cet échantillon.
Et là, je compris tout de Proust et sa madeleine ! Fraîcheur et douceur, agrumes toniques et caresse de la fleur d’oranger, quelque chose d’ancien mais aussi de permanent, tout me revint subitement en mémoire. Le turquoise du flacon fit surgir la Méditerranée - l’or, les boiseries et mosaïques de la maison. Les senteurs hespéridées et légèrement florales me transportèrent si bien dans cet univers de vacances et d’insouciance que tout énervement vis à vis de ma turbulente progéniture s’évanouit en un seul "splash".
Tonique et calmante à la fois, évanescente certes, cette eau de Cologne n’est pas là pour laisser un sillage. Elle est "mon moment à moi", rapide méditation olfactive avant de débuter la journée ou préparer au sommeil.
C’est pourquoi, malgré de nombreuses incartades parfumées, je reviens périodiquement à ce chiffre magique
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